Ecce Homo

23 novembre 2005

Bonjour,

Ce site Internet est réservé à un public majeur et averti et est conforme à toutes les réglementations françaises en vigueur.

Il contient des textes érotiques à connotation homosexuelle qui peuvent choquer certaines sensibilités.

En conséquence, pour y entrer, je certifie sur l'honneur :

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• consulter ce serveur à titre personnel sans impliquer de quelque manière que ce soit une société privée ou un organisme public.

Je m'engage sur l'honneur à :

• ne pas poursuivre l'organisme hébergeant ce blog et l’auteur de toute action judiciaire ;

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• utiliser tous les moyens permettant d'empêcher l'accès de ce serveur à tout mineur ;

• assumer ma responsabilité, si un mineur accède à ce serveur à cause de négligences de ma part.

Tous les textes présentés sont conformes à la législation française.

Mon blog n'a aucune prétention sinon que de m'exprimer et peut être de vous divertir. Il est le reflet de ma vie d'homosexuel assumé, quadragénaire. Il peut être un peu crû sans être, je l'espère, vulgaire...

Merci par avance de vos commentaires bons ou mauvais.

Un_autre_regard

Posté par Ego Sum à 15:55 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

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27 novembre 2005

Mon questionnaire

Mon prénom : Olivier

Mon sexe : Mec (pour mec)

Ma ville : Nouméa

Ma taille : 178

Mon âge : 42

La couleur de mes cheveux : Brune

La couleur de mes yeux : Verts-noisettes

J'habite : Un appartement

Mes origines : métis européen et tahitien

Je parle : Français, Anglais, Allemand

Moi et le tabac : non fumeur

Mon avis sur le tabac : ne supporte pas la fumée 

Célibataire ou déjà pris : Célibataire hélas

Mon signe astrologique : Lion (chat)

J'aime : Beaucoup de choses

Moi et l'argent : Ne fais pas le bonheur mais y contribue

Mon Emploi actuel : Directeur des ressources humaines 

Pour moi le travail c'est ... Une nécessité

Mon niveau d'études: Doctorant

Mon intérieur est plutôt : à découvrir

Le couple pour moi c'est : Fusionnel

A la maison je suis : Cocooning

Mes fins de soirée : Au lit avec ma moitié

Mon parfum favori : Cartier

Donner des câlins : oui

Recevoir des câlins : oui

Moi et la fidélité : J'essaye de la respecter

Je crois au coup de foudre : Oui et je marche avec

J'aime marcher main dans la main : Oui

Gêné d'embrasser en public : Non

Moi et l'alcool : En société

Moi et le percing : Sans opinion

Moi et le tatouage : J'en ai trois

Une WEBCAM ? : Oui (sur MSN..)

Mes occupations : Cinéma, DVD, jeux PC et vidéo, Sports Sorties entre amis Voyages Restaurants

Je préfère : La plage 

Mon pays préféré : L'Australie

Ma dernière destination de vacances : Sydney 

Occupation préférée a la fin de la semaine : Ne rien faire

Mon animal domestique préféré : Mon chat

Activité favorite quand je ne suis qu'entre garçons : Je n’ose pas le dire

Ma marque de vêtements préféré : Colorado

Mon style de musique préféré : Classique, disco, R&B

Ma radio préférée : Nrj Ma chanson préférée : Il venait d’avoir 18 ans

Mon groupe préféré : Abba - Queen

Mon chanteur ou ma chanteuse préférée : Dalida

Ma chaîne télé préférée : M6, Planète

Mon site préféré : Adventice

Mon jeu vidéo préféré : Les Sims 2

Mon peintre préféré : Gauguin

Mon sport préféré : Ïaïdo

Ma matière scolaire préférée : Histoire

Mon magazine préférée : Têtu

Mon livre préféré : Les fourmis de Bernard Weber

Mon jeu de société favori : Trivial Pursuit

Ma place préférée où passer mes vacances : Sydney

Mon menu préféré : Sashimi de thon avec wasabi

Ma saveur de crème glace préférée : Rhum raisins

Ma boisson alcoolisée préférée : Vin rouge et margaritas

Ma couleur préférée : Jaune

Mon chiffre préféré : 7

Ma citation préférée : Aussi haut que l’on monte c’est toujours pour finir par descendre

La phrase ou l'expression que j'utilise le plus : Quel con !

Aie-je un sérieux penchant pour quelqu'un : Oui

La personne qui symbolise mon idéal masculin : Voir mon album photo "Beaux Garçons" (lol)

Ce que j'aime le plus chez mon idéal petit copain : Son corps, son caractère

A mon avis, qui peut secrètement m'aimer en secret : Personne

A qui je laisserai lire ton journal secret si tu en avais un : Personne, sinon il ne serait plus secret

La personne la plus dingue que je connaisse : Mon ex-beau-père

Le sentiment le plus nul qui existe : La convoitise

Le sentiment le plus beau qui existe : L’amour

Ma vertu préférée : La tolérance

Mon pire problème présent : Le célibat

La chose dont je me sens le plus fier : Mes fils

Si j'étais une fleur : Une orchidée

Si j'étais un animal : Un félin

Si je pouvais vivre à une autre époque : Aucune Nombre de fois ou je me regarde dans une glace par jour : Une fois en me rasant

A quoi je pense avant de m'endormir : Au garçon pour qui mon cœur bât

La chose que j'emmènerais avant tout sur une île déserte : Mon mec

Ta chambre prend feu, qu'est ce que je sauve avant tout : Mon mec

Le verre est-il a moitié plein ou a moitié vide : Souvent trop vite vide

En terme de charme, sur 10, quelle note je me donnerais : 1

Ce qui me tracasse le plus physiquement : C'est indiscret (lol)

Ce que pensent les autres de moi lorsqu'ils me voient pour la première fois : Quel con !

Mon principal défaut : Orgueil

Ma principale qualité : Franchise

Est-ce que je raconte du mal des autres : Oui mais je dis la vérité

Le moment le plus embarrassant dans ma vie : Mon coming out auprès de mes parents

Le don de la nature que je voudrais avoir : La beauté

Comment j'aimerais mourir : Dans mon sommeil

Ce qui m'effrayes le plus : Vieillir

En quoi je me déguiserais pour une soirée déguisée : En uniforme d'officier de marine (blanc) comme dans Philadelphia

Ce que je fais pour me défouler : Je hurle

Le mot que je dis le plus souvent : Quel con !

Mon humeur en ce moment : Serein

La réforme que j'estime le plus : Le mariage des gays en Espagne

Ou serai-je en 2010 : Poussières peut être

Si je pouvais avoir n'importe quel emploi, ce serait quoi : Peintre reconnu

Si un jour je devenais célèbre, ce serait dans quel domaine : Peinture

La voiture de mes rêves : Une Audi A5

Mon plus beau souvenir de vacances : En Australie en famille

La marque de ma première voiture : Renault

Ce qu'il y a sur mon tapis a souris : Un lion

Le fait militaire que j'estime le plus : Le débarquement du 6 juin 1944

Les faits historiques que je méprise le plus : Le bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki / la Révolution Française

Si je pouvais rencontrer une personne de mon choix, morte ou vivante : La Reine d’Angleterre (mdr)

La première chose à laquelle je pense le matin au réveil : A prendre mon petit déjeuner

Est-ce que je dors avec un animal en peluche : Heureusement non, je préfère dormir avec un mec

Je dors : Totalement nu

Si je pouvais teindre mes cheveux de n'importe quelle couleur, laquelle serait-ce ? : Blond platine (mdr)

Ce qu'il y a sur les murs de ma chambre : Rien

Ce qu'il y a dessous mon lit : Rien… de la poussière

As-je déjà pris un bain de minuit : Oui plus d’une fois…

A quelle heure je me couches : Trop tard

La résolution essentielle que j'ai prise en début d'année : Perdre du poids

Le dernier cadeau que l'on m'a offert : Un livre

Le prof le plus horrible que j'aie jamais eu : Un prof de maths nomme Héritier

Quel nom d'artiste je choisirais : Le mien

A qui je ressemble le plus : A mon père, à mes fils

La première chose que je fais en rentrant chez moi : Je caresse mon chat

Ma devise : Bien faire et laisser braire

Posté par Ego Sum à 15:33 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

08 décembre 2005

J'ai cessé d'être un enfant

avertissement

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J'ai longtemps réfléchi avant de raconter ce qui va suivre car j'exhume des souvenirs douloureux et quelque part, il me faut en parler pour cautériser mes plaies. Les événements que je vais raconter se sont passés en 1974 année où j'ai quitté les louveteaux pour rentrer aux rangers au sein des Scouts de France et plus exactement à la Troupe Rangers de  la Cathédrale St Joseph de Nouméa. Normalement, l'âge de "montée" des louveteaux chez les rangers  se situe à 12 ans mais j'y suis passé à 11 ans car étant rentré aux louveteaux à 7 ans, je m'y ennuyais un peu car j'était déjà sizenier et…  détail conséquent, j'étais devenu pubère. Les cheftaines s'étant rendues compte que j'étais plus mûr que les autres garçons, ont décidé de me "faire monter". C'est comme cela que j'ai débarqué chez les rangers où là certains des garçons avaient 15 ans. Il existait une coutume chez les scouts de Nouméa, c'était le "cirage", en fait une sorte de totemisation dévoyée qui s'apparentait à une "mise à l'air' et une humiliation importante pour les gamins que nous étions. Les chefs savaient mais laissaient faire tout en se gardant de ne pas participer quand même. Le "papoose" était attrapé par les grands, qui le foutaient à poil, l'attachaient à un arbre et le badigeonner d'une "mixture" composée à base de terre, et d'ingrédients de cuisine comme le chocolat, l'huile etc… et très souvent de l'urine. Parfois quand le papoose était une "tâche" selon l'appréciation des anciens, la mixture était agrémentée de matière fécale… Je vous laisse imaginer ce que peux éprouver un gamin de 12 ans, que l'on fout à poil avec brutalité, que l'on attache, à qui on fait croire qu'il va subir les pires sévices et qui se trouve badigeonné, sous les rires et les quolibets, de ce "cirage" parfois merdeux…  Nous les nouveaux, savions que dans une ou deux patrouilles d'anciens il se passait des "choses" et nous évitions de nous approcher de ces aînés et de leurs campements. Ils nous faisaient littéralement peur. Nous redoutions le moment où nous devrions passer au cirage et nous amorcions les camps, la peur au ventre.

Dans mon cas, je suis passé au cirage en septembre 1974 à Val Fleury, superbe propriété des Scouts de France située sur la commune de Dumbéa vers Nondoué. Le campement de ma patrouille se trouvait à proximité de celui d'anciens et nos campements étaient séparés par un petit "creek" (une petite rivière dirait-on en France). Ce jour là, je récurais les gamelles au savon noir dans ce creek et malgré que nous cuisions au feu de bois, il fallait que l'inox soit resplendissant. J'étais donc accroupi dans l'eau en short et tee-shirt occupé à frotter ces putains de galetouses quand trois "grands" m'ont attrapé et emmené de force sur la place forme surélevée où était leur coin de pat.. Ils m'ont foutu à poil, attaché à un arbre et j'ai subi l'application d'un cirage non merdeux sous les rires et les moqueries de ces vieux. Je n'ai pas été dupe aussi de certaines pg_lesplaisirsdelaforetchoses car je voyais que le regard de certains était figé sur ma verge et mes couilles dont la taille étaient très développées pour mon âge et même pour le leur. Je pense qu'ils ne s'attendaient pas à voir un garçon de 11 ans formé et possédant déjà une toison pubienne. A bien y réfléchir, je crois qu'ils étaient plus surpris que moi… Pour ma part, j'avais peur mais je savais que j'y passerai et je redoutais que mon cirage soit merdeux. Les réjouissances terminées, ils m'ont détaché et j'ai pu me laver dans la rivière. Je pensais que tout était fini et que je n'aurais plus de problème mais je me faisais des illusions… Au mois de novembre, nous avions un camp de quatre jours au "Trou des Nurses" à Dumbéa et je suis parti à ce mini-camp le cœur léger. Le deuxième soir, deux garçons de la patrouille des "chacals" me proposèrent une partie de tarot et je n'avais aucune raison d'avoir une quelconque inquiétude et c'est en toute confiance que je suis rentré dans leur tente. … Et là tout est allé très vite. Ils étaient six sous la tente et deux m'ont pris les bras pendant qu'un autre me tenait les jambes et qu'un quatrième me baissait mon short et mon slip. Pendant ce temps Michel me menaçait de me couper les couilles si je hurlais, me recommandant de me laisser faire si je ne voulais pas qu'il me coupe. Puis il a sorti sa bite qui était déjà demi-molle pour me la foutre dans la bouche et m'ordonnant : "suce !" je n'avais pas le choix que de gober cette pine épaisse qui grossissait et qui m'étouffait. Inondé de mes pleurs, je suffoquais avec cette verge qui heurtait ma glotte. Immobilisé tête et corps, je perçu que les autres se foutaient à poil. Puis Pascal, le plus mignon est venu prendre la place de Michel dans ma bouche. Je sentais que Lionel et Thierry jouaient avec ma bite et mes boules, la branlant sans succès et malaxant à m'en faire mal mes testicules. Puis j'ai senti Michel qui écartait mes jambes et qui se mettait sur moi. Et là… il poussa sa pine à l'entrée de mon anus. J'ai contracté, essayant de résister ce qui l’a énervé. Alors il pris mes boules dans sa main et les écrasa pour je me laisse faire et il est entré comme une bête. C'était atroce cette brûlure. Cette douleur me remontait dans le ventre et j'étais anéanti de douleur, étouffé par mes pleurs qui amplifiaient et la présence de la bite de Pascal dans la bouche. Je ne sentais plus rien, mon esprit était parti. Je suis tombé dans les pommes pendant que Michel me ramonait puis j'ai senti qu'il jouissait en moi. Tour à tour, Pascal, Lionel et Thierry m'ont fait subir le même sort pendant que James et Claude me tenaient et mataient… Quand les "chacals" (ils portaient bien leur nom de patrouilles) ont arrêté de s'acharner sur moi, je ne pouvais plus bouger, je suis resté allongé sur le dos, nu les jambes écartés laissant apparaître mon anus tuméfié d'où s'écoulait du sperme et du sang. J'étais paralysé, tétanisé… à demi-inconscient. Je n'étais plus là… J'étais au dessus, mon esprit percevait mais ne réagissait plus…  Puis ils m'ont poussé dehors de la tente, étonnés que je n'ai aucune réaction et je me suis trouvé dehors sur la terre, nu, et je me suis naturellement recroquevillé en chien de fusil ou en position de fœtus, si vous voulez. Dans la nuit, réveillé par le froid, j'ai repris conscience et j'ai enfilé péniblement mon linge pour aller rejoindre mon coin de patrouille et là je suis resté dehors n'osant pas entrer dans la tente, dormir au milieu de mes camarades. Je suis resté là, au froid dehors, près des cendres du foyer qui avait servi à mes potes à faire la cuisine du soir. Aux alentours de 6h00, ils se sont éveillés au fur et à mesure que le jour se levait et m'ont demandé tour à tour où j'étais passé, s'inquiétant de l'absence de la soirée. J'ai menti, je leur ai dit que j'avais joué aux cartes et ils ont été assez crédules pour le croire ou ont voulu le croire. Un peu plus tard, tiraillé par la douleur mais me sentant plus gaillard, j'ai voulu me baigner, me laver, enlever ce qu'il y avait sur moi… ce sperme sur le corps et qui me collait aux fesses, le sang, la terre, leur sueur… leur odeur…  je me suis mis nu dans l'eau et je suis resté là, callé entre deux gros cailloux, lavé par le courant et je regardais l'eau en pensant que cela pourrait être une solution à tout. Je voulais mourir car j'avais honte, j'avais honte… j'avais mal non pour moi mais pour mon père et ma mère dont je ne me sentais plus digne. J'ai plongé la tête sous l'eau et je suis resté sans reprendre ma respiration puis au bout de deux minutes et des brouettes, l'oxygène s'étant épuisé, j'ai ouvert la bouche pour en finir… Mais je n'ai pas pu, la première gorgée d'eau m'a fait me cabrer et n'a fait que provoquer une quinte de toux. L'instinct de survie est tenace… En rentrant au campement, j'ai ravivé le feu et j'ai brûlé mon linge de la veille en prenant soin de ne pas être vu. Mon slip Eminence en coton blanc était une loque de sang frais ou coagulé, de matière fécale, et de boue… Puis je me suis confectionné avec le papier "chiottes" un boudin de papier que j'ai glissé entre mes cuisses et entre la raie de mes fesses pour endiguer le sang qui continuait de couler. Sans le savoir, je m'étais confectionné une serviette périodique. Je ne me souviens pour ainsi dire plus du reste du camp car j'étais ailleurs et surtout la douleur m'empêchait de prêter attention à ce qui se passait autour. J'appréhendais de retrouver mes parents, j'avais honte et je me sentais sale.

En rentrant, j'ai fait la comédie à mes parents et je lui ai dit que le camp avait été super. Pendant plusieurs semaines, j'ai repensé et j'ai revécu ces moments et la nuit avant de m'endormir, je pensais à Michel, Pascal, Lionel et Thierry. Je me voyais porter plainte puis les voir au banc des accusés. Puis je les voyais à ma merci et je prenais une grosse branche et je leur éclatais la boîte crânienne… Pendant plusieurs jours, j'ai dû protéger mon linge avec mes serviettes périodiques de fortune. Puis le mois de janvier est arrivé et nous partions tous en Australie pour notre grand projet : y passer 45 jours dans le Sud entre Sydney, Melbourne, Adélaïde, Camberra et les petites villes du Victoria. C'était génial. A Sydney, au lieu d'être hébergé dans une famille d'accueil, j'ai passé la semaine chez mon oncle maternel et en journée on se retrouvait tous pour visiter des sites touristiques comme le Taronga Zoo ou les Three sisters à Katumba et faire nos activités.

Puis nous sommes partis de Sydney à Melbourne en train : le voyage à travers le bush était long et n'en finissait plus… Et le soir, nous avons été dispatchées dans des familles d'accueil, famille de scouts australiens. Pour ma part, je me suis trouvé logé chez un professeur d'université de Melbourne qui était commissaire scout. Il ressemblait physiquement beaucoup à mon père et sa famille était extra. Avec moi était logé un copain que j'appréciais beaucoup. Cependant, le jour où il m'a proposé innocemment de jouer à touche-pipi, je n'ai pas pu. Je refusais qu'il me voit nu. Je m'enfermais pour me changer ou me laver tandis que lui n'affectait aucune pudeur mais je ne pouvais pas… Puis nous sommes partis pour Adelaïde en train couchettes où nous avons passé trois semaines, en trois périodes. La première, je l'ai passé hébergé seul chez un chef de troupe et sa famille et cela a été de bons moments, ces gens étant très gentils. Puis, la deuxième période, nous nous sommes retrouvés tous ensemble sur une propriété des scouts du Soulth Australia et nous y avons fait plein d'activités, du rafting, poterie, peinture etc.  Nous logions dans un grand dortoir d'un chalet y compris les chefs. Après cette deuxième semaine, nous sommes revenu à Adelaïde et moi je pensais retrouver la famille de la première semaine, il n'en fut rien… A l'arrivée, la Cheftaine Sylvie, l'épouse aussi du Chef de troupe Alain (un type super que j'adorais) m'annonça que j'allais dans une autre famille avec… Michel et  Pascal. J'ai protesté, j'ai supplié mais ne pouvant pas lui avouer mon problème, je n'ai pas pu lui faire changer d'avis. Cette famille d'accueil était tout aussi adorable que les précédentes et avait entrepris de nous loger tous les trois dans la caravane qu'ils stationnaient dans leur cour à l'arrière de leur maison. Il ne fallait pas que j'y aille. Heureusement le père de famille de la première semaine est venu me déposer des affaires que je leur avais laissées ne pouvant les amener en camp. Et là pour la première fois j'ai dit à cet adulte dont j'avais confiance, j'ai expliqué dans mon anglais imparfait que je ne pouvais pas dormir avec Michel et Pascal parce qu'ils étaient des "bad boys"… Lui-même en a parlé à ses amis qui nous hébergeaient et ont décidé que leur fils de 15 ans irait dormir avec Pascal et Michel dans la caravane pendant que je dormirais dans la chambre de leur fils… Cependant, un après-midi que nous étions inoccupés, Michel et Pascal m'ont proposé de venir jouer dans la caravane au Monopoly. Sachant la mère de famille dans sa cuisine à proximité et me sentant en sécurité, j'ai accepté. Quelle bêtise ! Quelle naïveté. Car en plus de me violer tour à tour, ils ont joué avec moi…  J'ai subi des sévices que je ne peux raconter mais dont le moindre a été de me raser la toison pubienne avec un couteau de chasse et le pire a été sans doute de m'enfoncer une bouteille de Coke en verre dans le rectum… De cet incident je n'ai rien dit à personne jusqu'au jour où un scout de Houaïlou est venu passer l'après-midi et là après avoir tenté de me faire rentrer dans la caravane par la ruse, ils ont tenté de m'y faire entrer de force et là je me suis agrippé au poteau du carport, en hurlant "Help ! Help"… La mère de famille est intervenue et leur a commandé de me lâcher et m'a fait rentrer avec elle dans la maison familiale. Le soir venu, les époux ont cherché à savoir mais face à mon mutisme, ils ont bien compris que quelque chose de grave se passait et j'ai fini le séjour chez eux sous une protection rapprochée de cette charmante famille australienne. Rien ne s'est plus passé après jusqu'à l'embarquement sur le Fair Star, paquebot qui devait nous ramener de Sydney à  Nouméa après trois jours de croisière. Encore, une fois, Sylvie, qui ne savait rien ou qui était trop bête pour se douter de quelque chose, m'a foutu dans une cabine avec Pascal, Michel et Lionel. A peine le bateau en mer et le soir tombant, je me suis trouvé dans la cabine avec eux et j'ai perçu le signe de la curée. Et encore aujourd'hui, je ne sais ce qui m'est arrivé à ce moment là, mais je leur ai demandé calmement d'attendre deux minutes. Etonnés, ils ont cessé de m'agripper tout en maintenant l'accès hors de la cabine hors d'atteinte. Je me suis entièrement déshabillé et je me suis présenté nu comme un vers ne cherchant nullement à cacher a nudité. Devant leur étonnement et leurs yeux hagards, je leur ai lâché : "ce n'est pas ce que vous vouliez… ?" Je me suis allongé nu sur le dos à même le sol de la cabine et j'ai écarté les jambes, offrant mon anus à leurs verges en érection mais qui perdaient de leur fierté. Seuls Pascal et Michel m'ont pris tour à tour, Lionel étant trop décontenancé. Ils m'ont baisé mais je n'ai pas eu mal et j'affectais une totale indifférence qui les déconcentrait. Ayant éjaculé, ils m'ont laissé tranquille et je suis allé me coucher après une bonne douche sous l'eau brûlante. Mon sommeil n'a pas été troublé et le lendemain, avant qu'ils ne se réveillent, j'ai bouclé mon sac à dos et j'ai quitté la cabine… J'ai passé le reste de la croisière sans jamais y remettre les pieds, dormant sur le pont sur les transats mis à disposition des passagers et ce fut mon dernier viol…  

NB : 27 ans après, un proctologue que j'ai consulté, en pratiquant un toucher rectal, a trouvé les traces de la déchirure du rectum que j'avais subi cette nuit de novembre 1974.    

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24 décembre 2005

charb

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05 janvier 2006

Comment j'ai viré ma cutie

J'étais hétéro et rien ne m'avait pas laissé supposer le contraire. Elevé dans un milieu catholique et bourgeois, j'avais commencé tôt à m'intéresser aux filles, même très tôt. Je jouais aux docteurs et aux malades avec mes cousines ou mes voisines, et j'ai eu ma première vraie copine à l'âge de neuf ans. A l'adolescence, j'ai bien sûr cédé aux branlettes avec des copains et puis passé 17 ans, je me suis recentré sur les filles.

A 21 ans, j'ai rencontré en fac une fille dont j'étais éperdument amoureux et nous avons pensé nous marier mais le destin en a voulu autrement puisqu'elle s'est tuée en voiture quelque mois après mes 23 ans…

Un peu plus d'un an après cette disparition tragique, j’ai rencontré celle qui allait devenir ma femme et me faire deux beaux enfants. Nous nous sommes mariés deux ans après notre rencontre et notre premier fils est né un an après notre mariage. J'étais le plus heureux des hommes car j'aimais mon petit bout de femme qui était mignonne de surcroît et elle me le rendait bien. Bien sur, il nous arrivait de nous disputer comme tout couple mais nous étions heureux avec notre fils…

Dans l'année qui allait suivre la naissance de Matthieu, allait se produire un événement qui allait bouleverser nos existences respectives. En bas des bureaux où je travaillais, se trouvait une brasserie très fréquentée et très à la mode. S'y côtoyaient cadres, professions libérales, avocats. Et c'est là que je le vis…

StanIl était serveur et était la beauté masculine incarnée. J'ai eu le coup de foudre. Pour la première fois, j'étais statufié, ébloui par la beauté d'un garçon. Il faisait 1m75, pesait environ 60 kg, il avait les cheveux noirs bouclés et le visage d'un adonis grec, une silhouette à faire pâlir les plus beaux mannequins masculins… Son tricot près du corps laissé apparaître des abdominaux bien dessinés, des pectoraux fins mais sculptés et des biceps ciselés… Une bouche, des lèvres… Un sourire ! Je suis tombé amoureux… et à partir de ce moment, rien ne comptait plus que de me faire remarquer par lui et le séduire. Je ne savais qu'il avait perçu le trouble qu'il avait produit sur moi… J'ai assiégé cette place forte qui ne demandait qu'à tomber mais pas trop vite pour que la victoire soit belle. Et Stan est entré dans mon cœur alors que je ne m'y attendais pas. Il a empiété de plus en plus sur la place occupée par celle qui était jusqu'alors l'élue de mon cœur. Et effectivement, Stan est devenu mon amant. Il était magnifique, son corps était de toute beauté. Il était imberbe naturellement hormis ses aisselles et son pubis… des muscles dessinés et fins comme ceux d'un coureur de fond, une verge superbe et circoncise, des testicules bien ronds et imberbes. Il était parfait. Il m'a fait découvrir le plaisir homosexuel et il a été mon premier, celui que j'ai pris et qui m'a pris. Mais hélas, il ne m'aimait pas… Je n'étais qu'un amant dans sa longue liste et même si je suis resté plus longtemps que certains au hit parade, il y a eu un moment où je me suis rendu que j'étais le dindon de la farce… J'ai donc mis des distances mais j'étais devenu accroc de ce corps et des plaisirs sexuels entre garçons… Le vers était dans le fruit et le fruit n'allait pas tarder à pourrir…

Le vers était dans le fruit et le fruit n'allait pas tarder à pourrir… Mes beaux-parents ne tardèrent pas à apprendre par des gens bien intentionnés la cour éhontée que j'avais faite à Stan et deux jours avant le baptême de Matthieu (celui-ci ayant 14 mois), annoncèrent à leur fille que j'étais pd. Je vous passe le détail de ces moments douloureux et dont le souvenir est encore pénible. Ma femme finit par me quitter pour aller se réfugier chez ses parents emmenant Matthieu avec elle et me laissant hébété. L'amour étant le plus fort, Virginie m'appela et je puis aller les voir, elle et mon fils chez mes beaux-parents. Ce fut le début de la réconciliation et elle revint à la maison avec notre fils. Les retrouvailles furent comme une seconde nuit de noces et c'est à ce moment que notre deuxième fils Thomas fut conçu.

Et pendant des années, ce fut un bonheur sans faille avec nos deux enfants qui grandissaient bien et commençaient à avoir de bons résultats en maternelle et en primaire. Nous étions une famille heureuse, soudée et le couple lui-même faisait l'envie d'autres ménages, tant notre bonheur était visible. Au lit, mon épouse et moi avions une sexualité que je pourrais qualifier de classique et… quotidienne. Cependant, certains phantasmes commençaient à être dans mes pensées. Des verges, des testicules, des fessiers masculins et des corps de mecs étaient de plus en plus fréquents dans mes pensées et dans mes rêves la nuit. Et pourtant, je tenais bon, déterminé à ne pas céder à la tentation et soucieux de protéger ma famille et son intégrité.

Quelque temps après mes 35 ans et pour être précis le 2 novembre 1998, c'était un lundi soir… Je sortais d'un repas avec des collègues et vers 23h00, je regagnais le domicile conjugal quand le deuxième événement important survint. Je circulais doucement à cette heure avancée quand je le croisais dans sa voiture. Je le regardais et il me regarda. Nous échangeâmes un regard très explicite. Il sut et moi aussi. Après avoir fait un tour de la place, nous nous sommes garés l'un à côté de l'autre. Nous nous sommes jaugés et nous avons convenus qu'il me suive pour aller dans un endroit discret à l'abri des regards. Arrivés sur place, il me rejoignit dans ma voiture, nous nous déshabillâmes fébrilement et nous fîmes l'amour. Je dis bien… l'amour. Il avait un corps imberbe, une peau douce et bronzée, une verge de fort belle dimension et quelque part, avait les proportions de Stan mais il avait quelque chose en plus… Avant de se quitter, il me proposa ses coordonnées téléphoniques que j'acceptais. Le compte à rebours était déclenché.

Effectivement le vendredi matin, je le rappelais et nous nous vîmes chez lui. Dans l'année qui suivit, ma femme apprit ma liaison de la bouche de ma belle-mère et après avoir tenté de sauvegarder notre couple, elle me quitta le 13 mai 2001 pour aller chez ses parents avec mes fils. Je suis tombé amoureux de Louis au point que je ne pouvais plus me passer de lui et si j'avais toujours de l'affection pour ma femme, j'en suis arrivé à ne plus avoir envie d'elle. Elle m'a quitté et elle a eu raison car moi-même j'étais sûrement trop lâche pour le faire. Mes beaux-parents ont poussé leur fille à me pourrir la vie et à m'attaquer en divorce pour faute dans l'espoir de me voir condamner à lui payer des sommes importantes et que je porte l'entière responsabilité de l'échec de notre couple. Le 18 août 2004, après quatre années de procédure, la Cour d'Appel de Nouméa a prononcé le divorce aux torts partagés tout en faisant état clairement de mon homosexualité, m'a condamné au paiement de sommes importantes (42.000 euros de prestations compensatoires et 587 euros de pensions alimentaires mensuelles pour les enfants). J'ai obtenu un droit de visite et d'hébergement très large et aujourd'hui mes relations avec mon ex-épouse se sont apaisées.

De novembre 2001 à février 2005, Louis et moi avons vécu ensemble jusqu'à ce que je décide de le quitter… Notre histoire a duré sept ans mais il restera l'amour de ma vie.

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06 janvier 2006

Benoît XVI ou l'anté-christ

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08 janvier 2006

Fabio

Fabio2Cela fait des années que je viens dans ce bar, en fait depuis son ouverture. Sa décoration est belle et évoque les bars cubains. Elle est chaude et de très bon goût et on s'y sent bien. J'ai sympathisé avec les propriétaires qui sont homosexuels aussi, mais pas des gens extravertis, efféminés… non du style hommes d'affaires. Ces relations nouées et ce cadre me plaisant beaucoup, j'y viens naturellement avec mes amis ou seul déguster une Margarita. Il y a un peu plus d'un an, ils ont embauché un nouveau barman. Un superbe garçon très viril, grand (environ 1m90) athlétique, portant avantageusement la queue de cheval, très prof… L'hétéro à 300 m hélas ! Je venais et la première chose que je faisais était de le chercher du regard et des fois mon regard ne le quittait au point que mes copines me charriaient, en disant qu'il allait fondre, que je manquais de discrétion etc. Quand il nous servait, je ne pouvais m'empêcher de le contempler intensément comme hypnotisé par la beauté virile et naturelle de ce beau garçon typé façon latino aimant beaucoup porter les tee-shirts sans manche prêts du corps. Il n'y a pas de mot pour qualifier mon émotion à son endroit que celui de la pure fascination mais j'étais résigné voyant bien que les garçons n'intéressaient pas Fabio et qu'il restait très distant avec les femmes aussi. En fait, rien n'aurait changé s'il n' y avait pas eu ce mercredi 21 décembre. En effet, jamais je n'aurais osé l'aborder, ni essayé de le courtiser tant la cause me semblait entendue. Ce mercredi 21, vers 18h00 je retrouve Fred et Danièle deux collègues avec lesquels j'ai décidé de boire un coup pour fêter le licenciement de Fred et du mien et le dépôt de bilan prochain de la société, Gilles doit nous rejoindre. Fred ouvre une bouteille de Laurent Perrier brut grande cuvée et pendant qu'il me prépare des Margarita, je nous sers le champagne. En une heure je vais boire ainsi deux fluttes de champagne et six Margarita pour nous décidons de rejoindre Gilles au bar que j'apprécie tant, tandis que Danièle décide de rentrer chez elle. Arrivés sur place, nous commandons à boire et je reprends un autre Margarita, Gilou arrive et constate l'état avance de mon éthylisme. Nous blaguons et je profite de mon ébriété pour apostropher Fabio qui garde une froideur très pro. A un moment, je me lève et je titube pour aller aux toilettes et passe près de Fabio et je lui demande à voix basse  -je ne sais plus pourquoi- s'il est hétéro. Et là à ma grande surprise, il me répond que non. Incrédule, je lui demande alors s'il est homo, ce à quoi il répond positivement avec cette expression distante et froide qu'il a toujours. Je pars aux toilettes, fais pipi et me fous la tête sous l'eau. Au retour, je repasse par le bar et demande à Fabio, un papier et un stylo sur lequel j'inscris mon numéro de mobilis et lui donne en lui disant de m'appeler, puis je rejoins mes camarades. Mes souvenirs deviennent très vagues voire inexistants à partir de cet instant. Je suis rentré à 01h30 chez moi, ramené par deux amies qui nous avaient rejoints et j'ai dormi comme une masse jusqu'à 09h00. En fin de matinée le 22 décembre, je pense à Fabio, à mon "initiative" de la veille et à sa révélation. Je ne cesse de penser à lui depuis mon réveil et je me doute qu'il n'appellera pas. Alors je décide de l'appeler au bar et tombe sur son patron que je connais. Celui-ci me donne le numéro de portable de son employé. A peine le téléphone raccroché, je compose le numéro de Fabio et il répond. La voix est tendue, froide. Il m'explique que personne ne sait dans son entourage, dans sa famille comme au travail qu'il préfère les hommes. Il m'avoue qu'il y a eu deux ou trois aventures avec des mecs seulement mais qu'il veut bien me rencontrer et nous convenons de nous voir chez moi le lendemain à 16h00. Vendredi 23 décembre à 16h00 très précises, le carillon de mon entrée tintinnabule. Il est là, beau, avec un tee-shirt sans manche qui lui va comme un gant et moi je le fixe incrédule… Je l'invite à s'asseoir dans le salon et je lui sers à boire. Nous discutons et il m'avoue avoir repéré depuis longtemps mon attrait pour lui et qu'il n'y était pas insensible alors nos corps se rapprochent, nos bouches aussi et s'ensuit un long baiser langoureux.

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09 janvier 2006

On cherche toujours l'amour

gtc_03On cherche trop souvent l'amour... A force de le chercher et d'aller d'illusions en désillusions on finit par savoir faire semblant. Faire comme si c'était vrai, qu'on s'aimait depuis toujours et que demain notre récompense serait là… On se force à croire que la persévérance portera ses fruits… Que la chance nous sourira au bout d'un dial sur le net avec un jeune métropolitain désireux de quitter la médiocrité d'une vie sans lendemains qui chantent ou d'un calédonien qui vient sur ce chat de rencontres mais qui est comme moi, désireux d'une relation sentimentale et non d'un plan cul glauque et éphémère.
Que d'heures passées à chatter, à se brancher et attendre la réponse d'un mail. Les jours se succèdent et les échecs se multiplient.
Et un soir, tu tombes sur un garçon, il a 22 ans, il a de l'humour et il semble sentimental. Il travaille, il s'assume et veut aussi l'amour… comme toi. Tu discutes avec lui, tu le sondes et il te sonde. Le courant passe vraiment bien. Serait-ce lui l'heureux élu… le prince charmant qui rompra le charme et chassera le vilain crapaud ? Il est 1h20 du matin, il te propose de te voir… A cette heure-ci, déjà ? Pourquoi ? Pour coucher ? Que veut-il en fait ? Non, apparemment… il veut parler, te voir… Il est tard mais tuclssilence6ow n'as plus sommeil. Bingo, il arrive en bas de ton immeuble dans cinq minutes, tu enfiles ton bermuda et un débardeur.
Cinq minutes chrono, il est là dans un élégant coupé sport flambant neuf ! Et nous partons dans son bolide qu'il maîtrise bien… Trouver un endroit tranquille pour discuter. Ce que nous allons faire pendant plus de deux heures et demi. Vers 4h00, tu lui demandes de te ramener chez toi, ce qu'il fait. Arrivé en bas de l'immeuble, il te demande tes numéros de téléphone et ton e-mail. On va se revoir ! Il t'a trouvé sympa et toi aussi ! Il te promet de t'appeler dans la journée.
La journée s'achève sans que ton téléphone n'ait sonné… ou si, il a sonné c'était Maman qui voulait savoir comment son fils chéri allait… Maman s'il te plait… Maman oui je vais bien… et en toi même (Maman raccroche s'il te plait Nathan va appeler…)...
Et non, il n'a pas appelé. Il n'a jamais appelé…

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10 janvier 2006

Moiteur

Nu, allongé sur ma serviette de plage, je dore au soleil. Mon corps couvert d'un mélange de sueur et d'huile solaire brille sous les rayons du soleil. Je me tourne, me retourne. Hum ! En ce moment sur le ventre, le soleil mord mon dos. Je suis bien. Je commence à rêver. Il ne me manque presque rien en fait. Juste une main, la tienne ? Une main douce qui me masserait le cou puis descendrait lentement le long de ma colonne vertébrale. Un peu plus d'insistance dans le creux des reins. Hum ! Oui ! Et puis cette main passerait entre mes fesses, dans ma raie toute lubrifiée, douce, brillante...Puis plus bas encore, sur mes couilles complètement détendues par la chaleur et enfin sur mon sexe, mon gland en fait lubrifié lui aussi. Voilà je sens ta main qui caresse mon sexe en prenant appuie dans ma raie. Un doigt sur mon trou... mes fesses se ferment. Alors tu décides de te mettre à califourchon sur mon dos, tourné vers mes pieds. Tu fais glisser ton sexe et tes couilles sur mon dos, je sens d'ailleurs tes couilles se lover au creux de mes reins, puis ton sexe durci frotter, non glisser entre mes fesses. Petit à petit tes mouvements sont plus rapides, tu te penches toujours plus en avant, je sens ton sexe puis ta langue se frayer un chemin dans ma raie. Oh c'est doux. J'écarte les cuisses pour te laisser passer au plus profond... Hum ! Trop bon. Et puis... soudain une sensation de fraîcheur ! Etonnant, mais que fait-il ? Il a pris mon sexe dans sa bouche. Ton visage entre mes fesses, mon sexe dans ta bouche... Mon sexe coincé, tendu, vibrant, prisonnier de ta douceur, oh ! Et puis ? Soudain tu stoppes tout ! La vache ! Tu te redresses, un instant seulement… Te voila accroupi de nouveau au dessus de moi. Doucement tu me retournes sur le dos et je peux découvrir ton torse bien dessiné, ton visage souriant... Mon sexe est dressé contre le tien. Tu glisses sur mon ventre, je sens tes couilles se mouler de part et d'autre de ma verge, à son tour moulée par ta raie bien serrée. Mon gland est couvert de mouille, tes mouvements l'étale sur toute la longueur de ma tige. Tu vas et viens, un peu plus vite. Je redresse un peu le torse pour profiter du spectacle. Mais c'est trop bon, ma tête part en arrière, mais yeux se perdent dans le vide et tu me caresses la pomme d'Adam. Ahan ! Ahan ! Je n'en peux plus. C'est trop ! Je sens le plaisir venir, monter, pointer. Des gouttes blanches tombent sur mon torse doré. Quelques spasmes secouent mon corps, encore plus de gouttes... Je reste là, un moment au soleil...

Je contemple mon corps, toujours brillant, cette touffe de poils blonds, éclaircis par le soleil, et ces gouttes dans mes poils, du sperme ? Oui sans aucun doute : mais où est-il ? Un rêve, un simple rêve peut-il faire autant d'effet ?

moiteur

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11 janvier 2006

Je suis un hom'o

J'habite seul avec maman
Dans un très vieil appartement rue Sarasate
J'ai pour me tenir compagnie
Une tortue deux canaris et une chatte.
Pour laisser maman reposer
Très souvent je fais le marché et
la cuisine
Je range, je lave, j'essuie,
A l'occasion je pique aussi à la machine.
Le travail ne me fait pas peur
Je suis un peu décorateur un peu styliste
Mais mon vrai métier c'est la nuit.
Je l'exerce en travesti, je suis artiste.
Jai un numéro très spécial
Qui finit en nu intégral après strip-tease,
Et dans la salle je vois que
Les mâles n'en croient pas leurs yeux.Aznavour_Charles
Je suis un homo comme ils disent.

Vers les trois heures du matin
On va manger entre copains de tous les sexes
Dans un quelconque bar-tabac
Et là on s'en donne à cœur joie et sans complexe
On déballe des vérités
Sur des gens qu'on a dans le nez, on les lapide.
Mais on fait ça avec humour
Enrobé dans des calembours mouillés d'acide
On rencontre des attardés
Qui pour épater leurs tablées marchent et ondulent
Singeant ce qu'ils croient être nous
Et se couvrent, les pauvres fous, de ridicule
Ça gesticule et parle fort.
Ça joue les divas, les ténors de la bêtise.
Moi les lazzi, les quolibets
Me laissent froid puisque c'est vrai.
Je suis un homo comme ils disent.

A l'heure où naît un jour nouveau
Je rentre retrouver mon lot de solitude.
J'ôte mes cils et mes cheveux
Comme un pauvre clown malheureux de lassitude.
Je me couche mais ne dors pas
Je pense à mes amours sans joie si dérisoires.
A ce garçon beau comme un Dieu
Qui sans rien faire a mis le feu à ma mémoire.
Ma bouche n'osera jamais
Lui avouer mon doux secret mon tendre drame
Car l'objet de tous mes tourments
Passe le plus clair de son temps au lit des femmes
Nul n'a le droit en vérité
De me blâmer de me juger et je précise
Que c'est bien la nature qui
Est seule responsable si
Je suis un "homme oh" comme ils disent.

Comme ils disent – Charles AZNAVOUR


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12 janvier 2006

Je ne vois rien, je ne dis rien, je n'entends rien...

3_Singes

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21 janvier 2006

Les triangles roses

triangles_rosesA l'occasion du cinquante anniversaire des camps de concentration, je me suis livré à une étude sur les triangles roses, études que j'ai présenté devant un parterre de notables. En effet, las de n'entendre parler que de la Shoah, j'ai voulu traiter des persécutions opérées par les nazis à l'encontre des homosexuels.

55 ans après la fin de la guerre, à l'initiative du Parti Social Démocrate allemand et des Verts, le Bundestag, a en décembre 2000 présenté ses excuses aux homosexuels victimes du nazisme. Si le nombre d'homosexuels morts dans les camps est de toute évidence sans rapport avec le nombre de juifs qui y furent exterminés, il s’agit d’un fait historique très souvent passé sous silence quand ce n’est nié.

La maigreur des documents, de témoignages et d'études disponibles, particulièrement en France, ne permettent pas de fournir aujourd’hui de chiffres exacts sur l’ampleur des persécutions, sur le nombre des déportés ”triangles roses” et sur le nombre des homosexuels morts dans les camps. Il est d’ailleurs probable, eu égard aux lacunes des sources, que des chiffres précis ne pourront jamais être établis. Pour autant, les quelques travaux d’historiens sérieux dont on dispose sont suffisants pour rappeler un certain nombre de faits et d'approximations fiables quant à l’ampleur et à la systématicité des exactions commises à l’égard des homosexuels. Il est d'abord évident que l'on ne saurait, à propos des homosexuels, parler de "solution finale" ou même d'extermination systématique.

1.    En regard du nombre d’homosexuels en Allemagne dans les années 30, que l’on peut grossièrement évaluer à deuxtriangles millions, les études sérieuses dont on dispose estiment le nombre d’homosexuels internés dans les camps à environ 10.000 dont 60% environ n’ont pas survécu. A ces chiffres, il conviendrait d’en ajouter d’autres, que nous ne sommes pas en mesure de préciser ici : la politique nazie de lutte contre l’homosexualité fit des victimes hors des camps, en particulier dans l’armée en temps de guerre. Il est également probable qu’un certain nombre d’homosexuels – mais combien ? – furent assassinés dans le cadre de l’extermination des malades mentaux. Même à défaut d’avancer un chiffre pour ces deux catégories, il n’en demeure pas moins que le nombre total d’homosexuels morts en raison de leur homosexualité est de l’ordre d’une dizaine de milliers. C'est, aussi bien en valeur absolu que proportionnellement, incomparable avec le fait de la Shoah.

2.     Il n'y eut pas de décision ou de décret explicite visant à organiser la liquidation physique de tous les homosexuels, en ce sens pas d’équivalent à la nuit de Wannsee [1] ou à un Nacht und Nebel Erlass. Dans la panoplie de mesures mises en œuvre pour éradiquer l’homosexualité, la justice pénale continua de jouer un rôle prépondérant et l’internement en camp ne fut pas, loin s’en faut, systématique. Nombre d’homosexuels furent condamnés à de lourdes peines de réclusion, mais seule une fraction d’entre eux fut envoyée en camp à l’issue de leur peine de prison. On sait ainsi, d’une part, que de 1933 à 1943 les tribunaux (hors tribunaux militaires) condamnèrent pour homosexualité entre 50.000 et 63.000 personnes ; d’autre part que la Gestapo, pour les seules années 37 à 39, traita environ 95.000 dossiers d’homosexuels, dont 25.000 furent ensuite condamnés, et enfin que différentes administrations ou institutions, locales comme centrales, détenaient des fichiers recensant de quelques centaines à plusieurs dizaines de milliers d’homosexuels. Ces chiffres recouvrent pour partie les mêmes personnes, mais on peut toutefois affirmer qu’au minimum une centaine de milliers d’homosexuels furent à un moment ou à un autre identifiés comme tels par l’appareil répressif nazi. En regard de ce chiffre, celui de 10.000 déportés montre à l’évidence, tout comme d’ailleurs la multiplicité des fichiers mais l’absence de fichage systématique au niveau central, que les nazis ne s’engagèrent pas, à l’encontre des homosexuels, dans la voie de l’extermination systématique. Contrairement à appartenance religieuse ou ethnique pour les juifs et les tziganes, l’orientation  sexuelle à elle seule, c’est à dire indépendamment des actes de la personne, ne signifiait pas automatiquement la mort, et le rôle des camps s’inscrivait dans un répertoire de sanctions graduées, procédant ainsi davantage d’une logique de contrôle social, incluant le cas échéant l’anéantissement physique, que d’une logique d’épuration raciale, exigeant systématiquement l’anéantissement physique.

3.    Toujours dans cette logique, il faut noter que les homosexuels déportés ne furent pas, de façon expresse, envoyés dans les camps d'extermination (les camps classés III dans la classification nazie du 2 janvier 1941). Classés originellement parmi les droits communs, ils furent répartis, de façon assez indéterminée, dans les trois niveaux de camps, mais majoritairement dans les camps situés sur le territoire du Reich, qui n’étaient pas des camps d’extermination. En ce sens, à la différence des juifs et des tziganes, la déportation des homosexuels ne conduisait pas systématiquement aux chambres à gaz.

4.    La politique anti-homosexuelle nazie ne visa jamais à traquer tous les homosexuels d’Europe. Elle concerna par principe les homosexuels allemands ou considérés comme allemands dans les territoires annexés ou rattachés au Reich, tels entre autres les autrichiens, les alsaciens et certains lorrains. L’homosexualité, pour les mêmes raisons qui justifiait aux yeux des nazis qu’elle fut combattue dans les populations allemandes, n’avait pas à l’être au sein de populations non-allemandes, dont elle ne pouvait que contribuer à précipiter le déclin. Les homosexuels non-allemands ne furent expressément visés par la répression nazie qu’en cas de relations impliquant un ou des partenaires allemands.

La criminalisation de l’homosexualité, ou à tout le moins sa pathologisation, a fait l’objet, avant comme après le IIIème Reich, d’un puissant consensus social. Ainsi, la permanence dans la société allemande, pour ne parler que d’elle, des réflexes de rejet épidermique, mais surtout de l’idée d’un péril homosexuel qui justifierait sa répression par la puissance publique, a ainsi conféré à la politique de persécution menée par les nazis un caractère quasi anodin. Les homosexuels, déjà criminalisés sur le plan juridique, clandestins socialement ou diffamés publiquement dès qu’ils devenaient visibles, purent être persécutés à la fois discrètement et sans que, de toute manière, cela choque grand monde et soit susceptible de provoquer des résistances dans la population.

Il en va de même après la guerre : dès lors que la répression publique de l’homosexualité faisait toujours consensus, le sort des homosexuels sous le IIIème Reich, quelle que fut par ailleurs la condamnation des méthodes concentrationnaires, se dilua dans celui des détenus de droit commun. Le fait que les nazis s’en fussent pris aux homosexuels en tant que tels n’avait en quelque sorte rien de national-socialiste en soi, sinon par la violence des méthodes employées et paraissait comme pleinement justifié et non spécifique sur le fond. La doctrine nazie en matière d’homosexualité, si elle sut intégrer et exploiter l’argumentaire et les réflexes homophobes traditionnels, ne se réduisit pourtant ni dans son discours, ni dans ses pratiques, à un simple héritage. Sans déboucher sur une “solution finale”, le national-socialisme n’en formula pas moins une véritable “question homosexuelle” qui représentait non une préoccupation marginale, mais bien un enjeu majeur, obsessionnellement développé dans le discours, de la mise en œuvre du contrôle sexuel sur lequel reposait le projet de régénération de la communauté raciale. Un examen succinct des dispositions juridiques anti-homosexuelles et du discours homophobe dominant dans l’Allemagne d’avant 1933, puis de l’apport proprement national-socialiste, enfin de son héritage dans les deux États allemands après 1945, met en lumière quels principaux mécanismes d’exclusion contribuèrent à effacer le crime après avoir contribué à le permettre.

1871-1935 : le § 175, première version  

Si la répression de l’homosexualité, à l’origine de nature avant tout religieuse, est repérable depuis le Moyen-âge, sa codification juridique moderne remonte, pour l’Allemagne, à l’instauration d’un code pénal unifié lors de la création de l’Empire en 1871. Principal instrument et symbole pendant plus d’un siècle d’une criminalisation des relations homosexuelles masculines entre adultes consentants, le §175 du nouveau code prévoyait, jusqu’à ce qu’il soit reformulé dans un sens plus répressif par les nazis en 1935, que “la débauche contre-nature, telle que pratiquée entre des personnes de sexe masculin, ou entre des personnes de sexe masculin ou féminin et des animaux, est passible d’emprisonnement. La dégradation civique peut également être prononcée.

Avant 1933, toutefois, la jurisprudence restreignait l’application § 175 aux seules pratiques sexuelles “analogues au coït”, dont il était difficile d’apporter la preuve si elles avaient lieu en privé et sur la base d’un consentement mutuel. Sans être négligeable, le nombre des condamnations se limitait à quelques centaines par an. L’effet le plus ravageur du § 175 était d’exposer en permanence les homosexuels, réduits à la clandestinité, aux tentatives de chantage de la part de partenaires peu scrupuleux. Dans le domaine public, le § 175 devint une arme très efficace en politique pour diffamer et neutraliser l’adversaire par la menace d’un procès. Les scandales homosexuels défrayèrent régulièrement la chronique, de l’affaire Krupp à l’affaire Röhm, exploitant et entretenant les préjugés homophobes de l’époque.

Dans le même temps, et surtout à partir de l’instauration de la République de Weimar, un mouvement anti-discrimination s’organisa avec pour premier objectif l’abrogation du § 175. En 1929-1930, la commission parlementaire chargée d’élaborer une refonte du code pénal se pencha sur le § 175 et en proposa, sur l’impulsion en particulier des communistes, relayés par des sociaux-démocrates et une partie du centre et des libéraux, la suppression pure et simple. La réforme n’eut pas le temps d’aboutir, mais le débat qu’elle avait suscité fut l’occasion pour le NSDAP d’annoncer ses positions ultra-répressives en la matière. L’engagement des communistes et des sociaux-démocrates contre le § 175 fut de courte durée. Rapidement, face à la montée en puissance du NSDAP, puis ensuite dans l’exil, les communistes comme les sociaux-démocrates n’hésitèrent pas à sacrifier leurs positions libérales au profit d’une propagande violemment homophobe jugée plus populaire. La figure de Röhm fournissait une cible idéale que la presse de gauche, notamment social-démocrate, attaqua sans discontinuer de 1931 à 1933, reprenant à son compte l’argumentaire anti-homosexuel des nazis eux-mêmes pour dénoncer la duplicité du NSDAP. Le discours antifasciste, particulièrement dans l’exil, continua de façonner une véritable légende du nazi homosexuel et de l’homosexuel nazi sur laquelle je reviendrai.

1935 - 1945 : la version national-socialiste du § 175 

Dès l'avènement au pouvoir de Hitler, la persécution homophobe commence, et il faut remarquer qu'aussitôt elle s'accompagne d'un sadisme que l'on ne peut comprendre que comme l'aveu inversé de la fascination exercée sur les tenants du pouvoir par l'homosexualité, une façon de se dédouaner, de se déculpabiliser par le crime de toute honte d'un désir inassouvi. La lutte du nazisme contre l'homosexualité sera sans merci.

Avant même d'accéder au pouvoir, Hitler avait ainsi proclamé que "l'état racial n'avait pas pour rôle d'élever une colonie d'esthètes pacifistes et de dégénérés", mais "avait pour idéal l'incarnation arrogante de la force virile".Cette "arrogance" ne pouvait évidemment s'obtenir que par la réhabilitation du corps masculin pour lequel Hitler allait promouvoir un véritable culte. La mythologie et l'art nazis s'inscriront très exactement dans cette optique. Le mythe de l'arien servira à l'exaltation de "l'homme nouveau" dont les attributs sont la virilité et la camaraderie, la force et la vaillance. La "nouvelle race des seigneurs" s'illustre par sa robustesse et sa santé physique, signes d'humanité et d'équilibre. L'homoérotisme est plus que suggéré par l'art nazi qui prône le culte du corps masculin, nu,Triangles_roses__6_ huilé et musclé, offert en des poses athlétiques suggestives, qui ne peuvent que faire naître le désir du spectateur pour un corps si parfait - non sans qu'à l'admiration et l'envie ne se mêlent des sentiments plus troubles que fortifient les incessants appels à la "camaraderie virile". Dans les années trente, en effet, le nazisme sut récupérer à son profit la charge érotique sous-jacente à l'exaltation de la jeunesse virile, alors que l'idéal du corps parfait servait à illustrer la valeur de la race aryenne, par exemple dans le documentaire de propagande de Leni Riefenstahl, Les Dieux du stade (1936). La charge  homoérotique des défilés de la SA ou la SS, associée à la culture du Männerbund, explique en partie la fascination éprouvée par certains homosexuels à l'égard de l'esthétique nazie.

Alors, pourquoi la guerre fut-elle déclarée à l'homosexualité, puisque parallèlement on avait créé des conditions propices à son éclosion et à son épanouissement ? Comme on sait que la réponse ne se trouve pas dans une volonté morale inspirée par les concepts judéo-chrétiens, il faut donc la chercher ailleurs... Et on la découvre évidemment dans l'ambition que s'était donnée le national-socialisme, en préparant son accession au pouvoir.

"Nous représentons l'aspiration de notre nation à la puissance", avait ainsi prévenu Hitler, pour que nul ne se trompât sur les objectifs qu'il comptait atteindre. Or comment acquérir cette puissance, sinon par la qualité et par la quantité des hommes chargés de l'établir et de la maintenir, étant évident que ne suffiraient pas le poids des armes, la force de l'économie ou l'influence de la diplomatie ? La recherche de cette qualité avait été ainsi considérée comme une priorité déterminante dont il avait posé le principe dans son Mein Kampf. La nécessité de "rechercher et de maintenir la pureté de la race" fut donc présentée par Hitler comme la "mission donnée sur terre au peuple allemand", et par conséquent à l'Etat. Par ailleurs, il devenait évident à Hitler de proclamer avec solennité que "la lutte contre l'étranger, contre le Juif, contre le Slave, contre les races inférieures, était une lutte sainte" qui devait donc entraîner une mobilisation générale. Délirant sur des thèmes antisémites qui n'étaient pas très neufs, il accusera donc les Juifs d'être le symbole de tout ce qui est mal. La notion de "maladie sociale" étant des plus floues, puisque relevant d'appréciations subjectives, il devenait alors possible de se débarrasser de tout individu qui était censé nuire à la perfection raciale que l'on recherchait. Malades mentaux, handicapés physiques, malades incurables atteints de "maladies sociales", mais aussi les personnes âgées qui n'étaient plus utiles à grand-chose et qui coûtaient cher. Hitler n'eut donc aucun scrupule à envisager l'élimination des uns et des autres.

Il fallait aussi la quantité, et le second objectif à atteindre était aussi celui du plus grand nombre possible que le national-socialisme s'attachera à présenter comme prioritaire, affirmant que seul un peuple en expansion géographique constante pouvait parvenir à la domination universelle. Or, quand Hitler prit le pouvoir, l'Allemagne était en pleine crise de dénatalité, subissant les conséquences des effroyables ravages exercés par la Première Guerre mondiale, mais aussi les effets d'une situation économique peu incitative, alors que proliféraient les méthodes médicales de contraception et d'avortement. 33% des familles allemandes étaient en effet sans enfants en 1933, tandis que seulement 9% en avaient quatre ou plus, ce qui constituait "une indifférence paresseuse et même criminelle" qu'il fallait à tout prix combattre et vaincre. Autrement, dira Martin Bormann, qui était l'éminence grise du Führer, "dans vingt ans, le Reich manquera des divisions dont nous aurons un besoin vital si notre peuple ne tient pas à disparaître". Le relèvement et la progression de la natalité devinrent donc l'obsession permanente des dirigeants du IIIème Reich qui devaient user de tous les moyens possibles pour favoriser un tel accroissement, de manière que l'Allemagne puisse disposer de 120 millions de purs Aryens à la fin d'une période qu'ils limitaient à 50 ans. L'objectif était ambitieux, mais il ne paraissait pas utopique, à condition que chaque couple prenne conscience que "quatre enfants constituaient le minimum nécessaire".

La fermeture des centres de planification familiale, l'arrêt des interruptions volontaires de grossesse, le retrait des moyens contraceptifs, furent évidemment les premières mesures prises par les nazis. Mais la portée de ces interdictions ne pouvait être que limitée. Dans ce même but, les nazis favoriseront ensuite le mariage dont l'unique mission est la procréation, le mariage des mineurs, le statut de mère célibataire, le statut de mère de famille nombreuse, le divorce et les remariages lorsque l'un des conjoints est devenu stérile, l'étude du Code du mariage afin de rendre légale la bigamie, les mariages biologiques chez les adolescents (des unions libres éphémères productrices d'enfants), la création de foyers pour mères célibataires (Lebensborn), le rapt d'enfants de type aryen dans les pays annexés, le kidnapping de mères de type aryen en Norvège, etc.

Le plan racial établi par les nazis ayant donc posé comme règle impérative l'obligation du "plus grand nombre possible", il se comprend alors pourquoi fut condamnée l'homosexualité qui, de par sa nature, contrariait l'objectif recherché, c'est à dire l'accroissement de la race aryenne par l'expansion démographique.

himmlerSi l'on s'en rapporte à des indications approximatives, qui se situent par conséquent au-dessous de la réalité, il faut considérer que le nombre des homosexuels allemands avoisinait les deux millions et représentait ainsi 10% de la population en âge de procréer. Un chiffre important... Il y avait donc là une perte considérable d'énergie créatrice dont ne pouvait se satisfaire aisément un pouvoir qui oeuvrait par ailleurs pour obtenir une augmentation fulgurante de la natalité. Deux millions d'homosexuels, "ce sont autant de femmes pour lesquelles il n'y a pas d'hommes", alors qu'elles "sont aptes à procréer", s'était indigné Himmler, en constatant que "cela représentait une hypothèque énorme" pour l'avenir de l'Allemagne. Si l'on s'en tenait au minimum de quatre enfants qui était souhaité pour chaque couple, c'était en fait un déficit de huit millions d'enfants qu'aurait dû subir le IIIème Reich du fait de ce manque à procréer qui était évidemment intolérable, car "un peuple ne pouvait pas supporter que l'avenir de son équilibre génétique fût menacé de la sorte".

Les penseurs nazis estimèrent donc très rapidement "qu'il convenait d'attacher une attention particulière à l'homosexualité" puisque, de par sa nature, "elle incarnait la négation de la communauté", c'est à dire, suivant l'explication du ministre Hans Frank, "le contraire de ce qui devait être pour perpétuer l'espèce. " Le problème de l'homosexualité devint de la sorte une affaire d'Etat, puisque "ce dernier devait intervenir comme dépositaire d'un avenir millénaire en face duquel le désir et l'égoïsme de l'individu ne représentaient rien et devaient s'incliner ", qu'il lui en plaise ou non. "Refuser à la nation des enfants robustes" fut alors considéré comme un acte répréhensible, Hitler précisant bien à propos de l'homosexualité que la "gravité de ce vice" se situait dans le fait qu'il "empêchait de procréer ceux dont la descendance était vitale pour le peuple". L'affirmation est suffisamment claire pour qu'il soit démontré que la lutte contre l'homosexualité a revêtu dans la politique nazie un caractère racial qu'il est impossible de contester, puisque longtemps expliqué par les dirigeants hitlériens eux-mêmes. Les Juifs ont été exterminés parce qu'ils nuisaient à la pureté de la race, et les homosexuels parce qu'ils nuisaient à la reproduction de la race.

La morale traditionnelle ne peut ainsi être invoquée pour expliquer le combat que les nazis allaient mener contretriangles_roses__2_ l'homosexualité. HItler a d’ailleurs confirmé lui-même cette vérité de l'événement, puisqu'il déclarera que, dans cette lutte, "le point de vue moral était pour lui mineur", ce qui clôt donc toute discussion. Le problème de l'homosexualité se situait en effet dans la mauvaise utilisation que les homosexuels faisaient du sperme dont ils étaient détenteurs, et qu'ils ne libéraient pas à des fins reproductives. Tel était leur crime ! L'obsession nataliste des dirigeants du IIIème Reich ne pouvait donc admettre que "ceux qui pratiquent l'homosexualité privent l'Allemagne des enfants qu'ils lui devaient". Alors, "il faut abattre cette peste par la mort !" s'était écrié Himmler, qui dévoilait ainsi la finalité de la politique nazie à l'égard de l'homosexualité.

Dès leur arrivée au pouvoir au début de l'année 1933, les nazis entreprirent rapidement de transformer cette idéologie en politique nationale et d'élaborer les stratégies permettant de définir les homosexuels comme des êtres inférieurs et le désir homosexuel comme une menace pour la société. Ces objectifs se dessinent nettement à travers une série d'actions entreprises entre 1933 et 1936, qui se soldèrent par l'anéantissement des mouvements homosexuels et de la culture homosexuelle florissante évoquée précédemment. Le printemps et l'été 1933 coïncidèrent avec l'extension de cette offensive aux territoires sociaux des homosexuels. Les bars et les boîtes de nuits qu'ils fréquentaient furent attaqués par les SA.

triangles_roses__3_Pour les nazis, le délit d'homosexualité se révéla une mine d'options stratégiques inépuisable. En juin et juillet 1934, par exemple, la rumeur selon laquelle la SA était gangrenée par les homosexuels servit de prétexte à la violente purge qui permit en fait aux dirigeants nazis de s'assurer la loyauté de l'armée allemande et des milieux industriels et financiers. Cette opération dura trois semaines au cours desquelles des officiers SS exécutèrent Ernst Röhm, le chef de la SA, et son adjudant Edmund Heines, tous deux effectivement homosexuels, et quelque trois cents personnes qui, dans leur écrasante majorité, ne l'étaient pas. Parmi ceux qui furent assassinés pendant ces heures, beaucoup n'avaient commis d'autre crime que celui de s'attirer l'ire mesquine de quelques fonctionnaires SS. Certains furent même exécutés au terme d'une confusion d'identité.

La purge de la SA, souvent appelée "Nuit des Longs Couteaux", est significative à plusieurs titres :

1.   Elle marqua le début dans toute la presse d'une campagne d'avilissement des homosexuels, orchestrée par le ministre de la propagande, Joseph Goebbels. Non seulement cette campagne répandit la terreur parmi les homosexuels mais elle aida les nazis à mettre au point les tactiques de manipulation de l'opinion publique qui leur seraient si utiles plus tard dans le cadre de leurs programmes racistes et antisémites.

2.    Elle montre comment des mesures visant spécifiquement les homosexuels ont pu être utilisées pour intimider et contrôler ceux qui ne l'étaient pas. En effet, tout individu en désaccord avec le NSDAP courrait le risque mortel d'être accusé d'homosexualité, comme les victimes de la purge des SA.

3.    Cette purge marqua le début de la mise en œuvre d'un nouvel instrument politique : le meurtre d'Etat à grande échelle. Parce qu'elle s'appuyait sur des préjugés existant au sein de la population, l'idéologie anti-homosexuelle qui servit de prétexte à la "Nuit des Longs Couteaux" contribua incontestablement à cimenter l'approbation publique qui entoura l'événement. C'est cette approbation qui incita les nazis à penser qu'ils pourraient, à l'avenir, recourir au meurtre à grande échelle dans les mêmes conditions.

En 1935, lors du premier anniversaire de la mort de Röhm et peu de temps avant la promulgation des lois anti-juives de Nuremberg, le gouvernement nazi adopta une nouvelle législation concernant l'homosexualité masculine. Débordant le cadre des seuls "actes apparentés au coït" réprimés par le paragraphe 175 [2] du code impérial, les nouveaux textes prohibaient les baisers, les enlacements et les fantasmes homosexuels, désormais considérés comme des délits. En raison de l'imprécision de la loi et du caractère capricieux de la jurisprudence nazie, les révisions apportées à la législation facilitaient les poursuites, comme le prouvent les statistiques nationales portant sur le nombre des arrestations. En 1938, 8.562 inculpations furent prononcées contre 948 en 1934. Même si le paragraphe 175 ne concernait pas les lesbiennes, certains cas isolés font cependant état de condamnations. En outre, les femmes étaient occasionnellement poursuivies au titre du paragraphe 176 qui interdisait aux individus bénéficiant d'une position d'autorité d'entretenir des relations sexuelles avec les personnes à leur service.

Illustrant la manie des nazis pour la systématisation et la centralisation bureaucratique, le gouvernement d'Hitler créa, dans le sillage de la purge des SA, un département spécial au sein de la Gestapo chargé de collecter tous les fichiers d'homosexuels masculins établis par la police locale sur le territoire du Reich, en accordant une attention toute particulière aux personnalités politiques. Fin 1936, cette unité spéciale fut absorbée par le Bureau Central du Reich pour la Lutte contre l'Homosexualité et l'Avortement. Là encore, la double vocation de l'agence indique dans quelle mesure la politique anti-homosexuelle du régime étaient motivée par des considérations démographiques et le désir d'obtenir de tous les adultes aryens en bonne santé qu'ils contribuent, par l'acte reproducteur, à l'accroissement de la Volksgemeinschaft (communauté nationale).

Les homosexuels masculins firent partie des premières catégories de détenus envoyées dans les camps de concentration. Lestriangles_roses__1_ premiers déportés homosexuels ont été internés cinq ans avant le début de la déportation des juifs pour des motifs raciaux. Dès 1933, au camp de Fuhlsbüttel, les homosexuels et les souteneurs faisaient l'objet d'une identification spécifique. Dachau a accueilli ses premiers détenus homosexuels dès 1934. Des centaines d'autres arrivèrent à Dachau et à Fuhlsbüttel dans le sillage des rafles organisées avant les Jeux Olympiques de Berlin de 1936. Dans les camps, les homosexuels masculins demeurèrent l'une des catégories de détenus identifiées de façon spécifique jusqu'à la Libération. 

Si, sous le régime nazi, la déportation constituait une menace permanente, son application n'était cependant ni uniforme ni systématique : la majorité des hommes condamnés à cette époque pour délit d'homosexualité semble avoir évité la déportation. Entre 1935 et 1945, on estime que le nombre d'individus de sexe masculin condamnés au titre de la législation réprimant les pratiques homosexuelles se situe entre 50 et 60.000. Après examen de la totalité des archives des camps encore disponibles, on peut estimer le nombre des déportations à 10.000 environ, un chiffre qui, selon les cas, peut être étendu à 15.000 car certains déportés l'ont été au titre de la "détention préventive", sans avoir fait l'objet d'une condamnation. Sur la base de ces chiffres, on peut estimer que seul un condamné sur cinq a été, à terme, déporté vers un camp de concentration. Les autres étaient incarcérés dans des établissements pénitentiaires traditionnels. Cette disparité provient sans aucun doute de la distinction établie par le législateur nazi entre les incidents "liés à l'environnement" et ceux liés à une homosexualité "coutumière", concepts largement calqués sur la distinction entre les cas d'homosexualité "acquise" et d'homosexualité "innée" définie par le corps médical allemand.

Les nazis considéraient ainsi que de nombreux individus condamnés au titre du paragraphe 175 s'étaient simplement fourvoyés dans une relation homosexuelle. Les autorités pensaient que la sévère discipline d'une prison, les travaux pénibles, la psychothérapie et la castration "volontaire" ou une combinaison de ces diverses méthodes offraient aux délinquants homosexuels une chance de réintégrer la communauté nationale, du moins en tant qu'acteurs de l'effort économique ou militaire, et de rejoindre par ce biais les aryens capables de remplir leur rôle de reproducteurs. Cependant, les récidivistes et ceux qui adoptaient un comportement jugé déviant étaient considérés comme intrinsèquement et résolument homosexuels. Pour ceux-ci, la déportation était plus probable et les chances d'être libérés au terme de leur condamnation, plus infimes.

Dès la création des camps, les homosexuels masculins durent arborer une marque distinctive sur leur tenue de prisonniers, soit un brassard jaune frappé d'un A majuscule (probablement issu de Arschficker [3]), soit de larges points noirs, soit le chiffre 175 [4]. Au fil des années, le triangle de tissu rose s'imposa comme la marque distinctive des détenus déportés en raison de leur homosexualité. La vie dans les camps était extrêmement difficile pour tous les détenus, mais il semble que, la plupart du temps et dans la majorité des camps, les homosexuels masculins ont connu des conditions de vie particulièrement redoutables. Contrairement aux juifs et aux gitans, les détenus homosexuels n'ont jamais fait l'objet de mesures d'extermination systématique dans des camps conçus comme de véritables usines de la mort. Cependant, leur taux de survie dans l'univers concentrationnaire était inférieur à celui de tout autre groupe de prisonniers n'appartenant pas à ces deux catégories raciales. On pense que 60% des homosexuels déportés sont morts dans les camps, les trois-quarts d'entre eux au cours de leur première année d'internement, contre 41% pour les prisonniers politiques et 35% pour les Témoins de Jéhovah.

triangles_rosesCette disparité peut être expliquée par des raisons différentes, chacune d'elle illustrant les conditions de vie des homosexuels masculins dans les camps de concentration nazis :

1.     Les gardes sélectionnaient fréquemment les déportés homosexuels pour leur faire subir des violences ou leur infliger des tortures. Comme le confirme un ancien déporté de Dachau : "[Les triangles roses] étaient les souffre-douleur des SS. Ils les humiliaient de la pire façon, et leur infligeaient des châtiments corporels à la moindre occasion".

2.   Les homosexuels masculins représentaient souvent à peine plus d'un pour cent de la population totale des camps. De fait, il leur était pratiquement impossible de mettre en place des solidarités, de recourir au marché noir du camp, et d'utiliser le troc permettant d'accéder à de meilleures positions dans la hiérarchie concentrationnaire. Cette situation était exacerbée par le fait que les triangles roses devaient limiter leurs contacts entre eux et avec les autres détenus, car le moindre signe d'amitié pouvait devenir la preuve de leur incapacité à renoncer à leur penchant homosexuel. A l'inverse, les prisonniers politiques et les prisonniers de droit commun, plus nombreux, plus habitués au monde carcéral et aux systèmes idéologiques de solidarité, et plus aptes à se regrouper sans éveiller la suspicion, connurent dans les camps un sort relativement plus favorable.

3.  Les homosexuels masculins étaient, du moins dans certains cas, représentés de façon  disproportionnée parmi les détenus sélectionnés pour des expérimentations médicales. Eugen Kogon, un détenu politique qui officia comme secrétaire d'un bloc médical à Buchenwald de 1942 à 1945, se souvient, par exemple, que les sujets expérimentaux dans ce camp "étaient généralement des droits communs et des homosexuels, avec parfois quelques prisonniers politiques de nationalités diverses". Il se souvient d'un groupe de jeunes homosexuels auxquels les nazis avaient injecté le typhus et d'autres auxquels on avait fait subir une castration et des implants d'hormone synthétique dans le but d'éradiquer leurs désirs homosexuels.

4.    Les homosexuels masculins étaient affectés, dans des proportions considérablement plus élevées, aux travaux de Kommando les plus pénibles et les plus dangereux, parmi lesquels la carrière à gravier et le rouleau-compresseur de Dachau, la carrière d'argile de Sachsenhausen, les excavations du tunnel de Dora, la carrière de pierres de Buchenwald, et les escouades qui ramassaient les bombes intactes après les raids aériens sur Hambourg. Les hommes affectés à ces Kommandos avaient une espérance de vie inférieure à celle de tous les autres déportés du camp.

Bon nombre des homosexuels qui ont survécu jusqu'à la libération des camps ont, comme leurs codétenus, rapidement succombé aux séquelles de leur internement. Mais, contrairement aux prisonniers appartenant à des minorités raciales, ethniques, religieuses et politiques, l'arrivée des soldats alliés n'a pas nécessairement mis un terme à leur détention, et la chute du IIIème Reich ne leur a pas apporté de véritable liberté juridique. Les témoignages montrent que, dans certains cas tout au moins, les forces d'occupation alliées ont rendu les déportés homosexuels au système pénitentiaire traditionnel, les considérant comme des délinquants sexuels qui avaient mérité leur châtiment sous les nazis et qui le méritaient encore après la Libération.

Et les Français dans tout cela ? Un travail de fourmi a permis d’aboutir à une liste de 210 noms de Français, déportés par les nazis en raison de leur homosexualité. "En l’état des documents d’archives que nous avons pu consulter, il a été relevé "210 [5]noms de personnes ayant été arrêtées, puis déportées par les nazis, au titre du motif 175, dont 206 étaient des résidantsPierre_Seel dans les trois départements annexés du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de Moselle et 4 étaient des Français d’autres départements, volontaires pour le STO (Service du Travail Obligatoire), arrêtés en Allemagne" indique le rapport de la Fondation pour la mémoire de la déportation. Ce document marque un tournant en France puisque, jusqu’à présent, cette déportation n’était pas reconnue, ni par les pouvoirs publics ni par les associations d’anciens déportés. Une négation due notamment au fait qu’un seul Français, Pierre Seel, s’était fait connaître.

Après 1945 : le maintien du § 175 de 1935 dans l’après-guerre

Après la guerre, la plus haute cour fédérale allemande refusa d'abolir les modifications apportées par les nazis au paragraphe 175, fondant sa sinistre argumentation sur la conviction selon laquelle la prohibition des baisers, des caresses et des fantasmes homosexuels n'était pas entachée d'illégalité puisqu'elle "n'était pas représentative de la doctrine national-socialiste". La loi à l'origine de la plus épouvantable période de persécution contre les homosexuels qu'ait connue l'Europe moderne resta en vigueur jusqu'en 1967 en Allemagne de l'Est et 1969 en Allemagne de l'Ouest. Injustice suprême (et à la différence de la plupart des autres groupes persécutés) pas un seul des quelque trente homosexuels survivants qui, au cours des dix dernières années, ont trouvé le courage de sortir de l'ombre pour demander réparation, n'a reçu le moindre centime du gouvernement allemand.

[1] La conférence de Wannsee (20 janvier 1942) : après l'utilisation des camions à gaz, le processus de mise à mort des juifs s'amplifie. Le 20 janvier 1942, dans une villa de Wannsee, un faubourg de Berlin, quinze hauts fonctionnaires du Reich se réunissent sous la présidence de Reinhard Heydrich pour organiser le transport et la mise à mort des juifs d'Europe. À partir de cette date sont établis en Pologne, dans le gouvernement général, trois centres de mise à mort massive: Belzec, Sobibor et Treblinka, où l'on gaze les Juifs dès leur arrivée au moyen de monoxyde de carbone, et surtout de zyklon B (nom allemand de l'acide prussique). D'autres centres sont ensuite ouverts, dont Auschwitz qui se distingue par sa taille et l'ampleur de l'extermination qui y est pratiquée. En novembre 1944, les gazages cessent.

[2] § 175

(1) Un homme qui se livre ou se prête à des actes de débauche contre-nature avec un autre homme est passible d’une peine d’emprisonnement.

(2) Envers l’un des prévenus, dans le cas où celui-ci est âgé de moins de 21 ans au moment des faits, et à condition que les faits qui lui sont reprochés soient de nature particulièrement bénigne, le tribunal peut renoncer à prononcer une peine.

§ 175 a : Est passible d’une peine de réclusion pouvant aller jusqu’à 10 ans, ou d’une peine de détention d’un minimum de 3 ans en cas de circonstances atténuantes :

(1) Un homme qui contraint un autre homme à se prêter ou à se livrer à des actes de débauche contre-nature par la violence ou en exerçant une menace effectivement susceptible de porter atteinte à l’intégrité physique ou à la vie de ce dernier.

(2) Un homme qui convainc un autre homme de se prêter ou de se livrer à des actes de débauche contre-nature en abusant des liens d’autorité, de dépendance contractuelle ou de supériorité hiérarchique qui l’unissent à ce dernier.

(3) Un homme âgé de plus de 21 ans qui détourne une personne de sexe masculin de moins de 21 ans en tant qu’il se livre ou se prête avec cette personne à des actes de débauche contre-nature.

(4) Un homme qui se livre ou se prête à des fins vénales à des actes de débauche contre-nature, ou qui racole à cette fin.

[3] "baiseur de cul" en allemand

[4] une référence au redouté paragraphe 175 du Code pénal allemand

[5] 210 sur 161.000 déportés environ 

NB : deux films traitent de la question : mon préféré est "Bent" et le deuxième s'intitule "Un amour à taire" 

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03 février 2006

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04 février 2006

Mea culpa

lifegoesCombien de mecs avec qui ai-je baisé et combien de ceux-ci ont réellement compté ? Pour répondre à la première question, je n'en sais rien. Ma mémoire me fait défaut. Combien ? Aucune idée… Combien ont compté ? Je les compte sur les doigts de la main... Hormis mes débuts où j'ai cherché comme beaucoup la découverte du plaisir sexuel entre garçons et encore, que… chacun a su attirer mon attention par quelque chose qui lui est propre, mais la plupart ont un point commun : avoir essayé d'occuper la place de prince charmant dans ma vie. Du moins, c'était ma raison de les rencontrer dans l'espoir que cette rencontre se prolonge s'il y avait des affinités que j'espérais découvrir.
En fait, j'ai passé beaucoup de temps à regarder attentivement l'endroit où je me trouvais ou à rêver à d'autres garçons pendant que l'autre s'appliquait sur mon sexe. Il m'arrivait parfois de penser en soupirant, pour éviter qu'il ne s'interroge sur ses compétences, et se mettent à me parler, alors que je ne le laissais poursuivre que pour une seule raison. Tenter de rentabiliser mon déplacement ! Certes j'aurai pu partir, me rhabiller et quitter les lieux en grommelant un prétexte bidon dès que j'avais compris que j'étais venu pour rien et que le garçon n'était pas celui que j'attendais. Comment le savais-je ? Déjà lorsqu'il s'était déshabillé, j'ai sû ou non s'il serait mon prince. Ensuite le deuxième cap à franchir était le contact physique… toucher sa peau… Le troisième venait de sa façon de commencer les choses, de la façon dont il allait s'y prendre. Allait-il m'embrasser, me caresser, me faire des câlins, faire des préliminaires ou tout de suite foncer sur ma verge ou mes fesses ? Même quand l'impétrant avais échoué aux tests de pré-sélection, combien de fois suis-je resté par lâcheté, par peur de l'éconduire tout de suite, ou par besoin d'hygiène sexuelle ou parce qu'il était tout bonnement baisable…

Le plus dur restant à faire, prendre congé ou donner congé dès l'acte terminé…
Et puis il y a ceux avec qui on se sent bien, au point d'apprécier d'avantage les moments de caresses, que les moments de pénétration. Avec ceux là, on voudrait rester dormir. On imagine déjà le réveil tardif, avec la lumière du jour qui tente de se frayer un chemin. Il se tourne vers vous en ronronnant comme un gros chat pour sentir que vous êtes toujours là et vous colle contre lui en y déposant un baiser chaud. Et parfois, on comprend vite que la réciprocité n'existe pas, parce qu'aucune main ne vous caresse tandis que vous, vous appliquez à lui donner de la tendresse.

En ce cas, vous avez deux solutions : soit vous vous tirez sans tarder, soit vous restez malgré tout et prenez ce qu'il y a à prendre. Au moins, avec celui là, les choses sont claires, il ne cherche pas à vous faire croire qu'il vous aime et que êtes l'homme de sa vie… Au moins, vous ne serez baisé que physiquement… Moi, sans savoir pourquoi je choisissais très souvent la deuxième option qui n'est pas - contrairement à ce que vous pourriez penser- la plus simple ni la plus réjouissante. Une fois, l'acte accompli, on se lève, on se nettoie, on se rhabille, on remercie l'accueil et on se tire, rien de plus. Et oui... et on tente de rester digne et de garder la tête haute jusqu'au bout. Il ne faut surtout pas montrer que le sentimentalisme qui est votre clef de voûte, vous a amené dans le lit d'un mec qui ne voulait que votre cul. Pas question de passer pour une pauvre petite conne dépitée d'avoir été niquée par celui qu'on croyait être le prince charmant.Et puis, vous vous persuadez qu'en fermant votre gueule et en offrant une prestation de qualité jusqu'au bout, avec un peu de chance, il vous rappelle, non pour le revoir mais pour se dire que finalement, ce n'est pas vous le baisé.

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06 mars 2006

Après la pluie vient le beau temps

Nous nous étions sans doute disputés la veille au soir, j'étais morose depuis le matin, mélancolique, en proie au doute, blessé. Enfin la journée touche à sa fin et je rentre, sans faire de bruit comme à mon habitude. En passant je jette un oeil dans la chambre, la porte est ouverte. Cool, tu es là aussi. Détendu, en boxer, torse nu devant ton PC mais un bouquin à la main alors je retire ma chemise et m'approche de toi tout doucement. Au moment où ma silhouette se dessine sur l'écran j'ai déjà posé un baiser sur ton cou et mes mains sur tes épaules. Tu tournes la tête, tu souris et aussitôt la tête me tourne. Mon regard plonge au fond de tes yeux où l'on devine des royaumes magiques, des pays où il ne pleut pas mais d'où l'on peut ramener des larmes de pluie. Je reste un moment comme ça à te caresser le haut du dos. Puis je me penche davantage, je passe un bras entre tes cuisses et l'autre dans ton dos et je te soulève en t'embrassant. Si fin, si léger. Je te dépose sur le lit. Je m'agenouille au bord du lit et reste là un moment à contempler les courbes subtiles de ton corps, ta peau encore rayonnante du soleil de la journée m'attire irrésistiblement. Je pose un baiser au creux de ton ventre juste au-dessus de la ceinture de ton boxer. Tu ondules juste un peu en soupirant et tu te recroquevilles sur le coté. Je m'enhardis. Ma tête se loge au creux de ton ventre. Tu me caresses les cheveux. Au travers du tissu je sens ton sexe mou contre mon menton, alors je frotte un peu. Tu te serres plus contre moi. Je passe un bras sous ton cou, l'autre entre tes cuisses. Mon menton frotte sur ton sexe, une main caresse ton cou, l'autre le creux de tes reins. Peu à peu je fais descendre ton boxer, découvrant tes fesses rondes et fermes. Du bout des doigts je glisse dans ta raie soyeuse. Ton boxer est assez descendu pour découvrir la naissance de ta touffe et le creux d'une cuisse. J'y enfouie la langue. Je sens ton sexe vibrer contre ma pomme d'Adam. Tu frottes ton cou sur ma main. Les doigts de l'autre main glissent toujours entre ton dos et ta raie. Tu frissonnes. Tu sembles bien. Je reprends confiance en moi. La mélancolie commence à me quitter. Peut-être as-tu encore envie de moi, finalement? Sans doute puisque tu m'aides à faire glisser ton boxer à terre! Alors je sens ton sexe chaud contre ma peau. C'est moi qui frissonne. Ma langue continue d'explorer la naissance de ta cuisse et les rondeurs de tes couilles. Ton sexe beaucoup moins souple maintenant vibre plus fort. Je relève un peu la tête pour le voir se dresser devant ma bouche. Alors je pose les lèvres sur son extrémité pour repousser ton prépuce et délivrer ton gland. Aussitôt ma langue se couvre de ta mouille, alors je lèche un peu plus, par petits coups de langue sous le gland, comme un petit chat lape son lait. Tu réponds à mes caresses en posant un main sur mon cou que tu frottes lentement. Peu à peu ta main descend sur mon dos et plus bas toujours plus bas. La voici au creux de mes reins que Lying_in_waittu frottes du bout des ongles. Je me cambre un peu. Frissonne beaucoup plus. Ma langue redouble d'ardeur à titiller ton gland. Je retire mon bras d'entre tes cuisses, tu t'allonges sur le dos et tu m'attires sur toi. D'une main tu ouvres mon jean et d'un mouvement tu le fais glisser avec mon caleçon. Aussitôt mon sexe tendu, mouillé, laisse une marque humide sur ta peau. Tu regardes et souris de toutes tes dents. Tu m'enlaces, tu m'embrasses. Ta langue tourne contre la mienne. Tes jambes s'enroulent autour des miennes. Nos sexes frottent l'un contre l'autre entre nos ventres lubrifiés par notre excitation. Nos corps ne sont plus qu'un. Je sens ta langue en moi, je sens ta main posée entre mes fesses, tu sens la mienne faire de même. Nous nous frottons l'un à l'autre en harmonie. Nos sexes toujours plus mouillés. Le plaisir approche. Baisers toujours plus profonds. Mouvements plus amples. Mains plus aventureuses dans nos raies. En commun nous écartons davantage les cuisses. Caresses toujours plus intimes. Je sens un doigt pénétrer en moi au moment précis ou ta résistance au mien disparaît. Ensemble nous gémissons doucement. Nos doigts toujours plus inquisiteurs, nos gémissements deviennent des râles. Nos langues restent mêlées. Bougeant au rythme de nos corps luisant de transpiration, chacun un doigt dans l'intimité de l'autre, nous nous laissons aller au plaisir et c'est dans un long gémissement de plaisir commun que nos ventres se couvrent de sperme sans que l'on ait eu à toucher nos sexes. Après plusieurs contractions communes amplifiées par la sensation de nos doigts glissant entre nos fesses nous partons d'un long soupire de contentement. Nos corps se détendent. De nos mains de nouveau libres nous nous caressons presque sauvagement et dans un dernier frisson nous jouissons une nouvelle fois, un dernier jet de sperme jailli de nos sexes presque douloureux. Peu à peu nos corps se démêlent. Nous sommes étendus côtes à côtes, encore liés par nos langues. Un dernier baiser et nous restons un moment à regarder les traces de nos ébats sur nos ventres respectifs, pour finalement partir d'un grand rire! Et maintenant la douche.. « à deux ? » me demandes-tu de ton regard le plus coquin...

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29 mars 2006

Lassitude

LassitudeLassitude… voilà comment j'ai intitulé ce billet car c'est exactement le sentiment que j'ai en ce moment. Oui je suis las de me corélégionnaires.

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Je mets une annonce sur un site local de rencontres dont voici le texte :

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"Jeune quadra, je cherche mon copain, mon compagnon, mon partenaire avec lequel je passerai les prochaines années de ma vie. Contrairement aux stéréotypes, je ne suis pas beau, pas bien monté, pas bodybuildé et pas riche. Je m'habille très mal et je me fous des apparences. Mon proverbe est "bien faire et laisser braire". Je crois que je pousse l'anticonformisme à ne pas être une "fashion" victime. Je ne roule ni en Porsche 911 ni en 206 cc et je fuis comme la peste les gens qui ne jugent que sur l'apparence.

Au niveau des goûts, j'aime bien le calme. J'ai horreur des boîtes de nuit et des atmosphères enfumées. Je n'aime pas trop sortir, sauf prendre un verre. Je suis plutôt casanier, je suis un garçon qui aime cocooner et rester chez lui avec son chéri mais j'aime sortir aussi pour des soirées entre amis et parfois boire un verre à l'Ethnik ou au Malecon Café... Je suis un silencieux et je n'aime pas que mon copain soit derrière moi à chaque instant, j'ai besoin de sa présence dans l'appartement ou dans la pièce mais je tiens à ce qu'il sache s'occuper seul... Par contre, j'aime sortir avec lui ne serait-ce que pour faire les courses... J'aime m'amuser, faire le clown quand l'ambiance s'y prête sinon, je suis un garçon qui affectionne la simplicité. Je fuis les mondains et les gens un peu "cul-cul prout-prout" ou ceux qui se la jouent. J'aime le cinéma et j'adore regarder les DVD chez moi. J'aime les voyages même si je n'ai pas toujours les moyens de me les payer. Je ne bois pour ainsi dire pas d'alcool sauf un peu de vin rouge lors de soirées entre amis et je ne fume pas, y compris des substances illicites.

Je suis un passionné de jeux vidéos : j'aime beaucoup les Sims sur PC et les jeux de stratégie militaire. Au niveau film, je suis assez bon public. J'aime les policiers, les thrillers, les films de guerre, les comédies...

Alors si tu penses être celui qui pourra égayer ma vie et que tu as moins de 40 ans, écris-moi...

NB : il n'est pas question de multiplier les échanges de e-mails avant la première rencontre en live qui seule pour moi est déterminante, car tous les préalables sont très souvent des bla-bla stériles."

.

En dix jours, j'ai reçu plus d'une dizaine de réponses dignes d'intérêt à cette annonce. Aujourd'hui après des réponses qui semblaient motivées, émanant de la part de garçons soit disant sentimentaux, intéressés par ce type d'annonce, il n'y a plus personne. Certains ont commencé à m'envoyer plusieurs mails par jours et puis lorsqu'il s'agissait de se rencontrer pour faire connaissance et arrêter ces cyber échanges, ils éludaient, pour finalement trouver des explications fallacieuses pour différer le rendez-vous. Je n'ai eu que trois numéros de portables sur une dizaine d'individus dont un qui avait "voulu" sortir avec moi mais qui est bien incapable de construire un couple…, un d'un homme de 47 qui vit dans le Nord et un d'un mec de 45 ans qui me semblait bien… Nous nous sommes vus hier et la rencontre a été agréable. Or aujourd'hui alors que nous devions nous appeler, je suis tombé sur son répondeur et il m'a été impossible de le joindre. Par expérience, je sais que ce type de déboire n'augure rien de bon.

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Tous les homos sont-ils comme cela ? Ah ! J'oubliais Louis mon ex, qui me harcèle dans l'espoir de me voir revenir vers lui et il est très satisfait de lui, puisque m'espionnant, il sait que je fais chou blanc à chaque fois…     

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08 avril 2006

233F

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15 avril 2006

J'ai cessé d'être un enfant - droit de réponse

Lorsque j’ai écrit « j’ai cessé d’être un enfant », je ne pensais pas qu’il allait générer par rapport aux commentaires écrits ou verbaux de mes lecteurs, de telles réactions. Non de mes lecteurs, mais les questions posées m’ont renvoyées à des choses enfouies au fond de moi, des choses inavouées, tues, des allusions faites par le médecin psychiatre qui me suit depuis des années.

Commentaires :

"Olivier,

J'ai pris le temps cet après midi de lire ton dernier récit ! Y a t’il grand chose à dire face à l'animalité de l'homme ? A notre propre animalité à tous ! Je me demande parfois jusqu'où, moi-même, je serai susceptible d'aller dans la barbarie. Je sais que je suis capable de tuer, j'ai tenté de le faire sur un de mes compagnons ! Mais violer ! Violer l'enfance ! J'ai beau fouiller mes parties d'ombre je ne pense pas être capable de cela ! En te lisant, je me dis que beaucoup d'entre nous (mecs homos ou non) sont passés de prés ou de loin par là. Je suis passé plusieurs fois à la limite, mais les hommes que j'avais en face de moi n'était pas des violeurs, juste des pédophilies qu'un gosse de 13 ans (mature comme toi) faisait bander, ils en avait au moins trois fois plus que moi ! En lisant des récits comme les tiens je me dis que j'ai eu de la chance. En te lisant je pense à tes garçons pour qu'ils soient préservés de tout cela pour choisir le moment venu leur sexualité. En tout les cas c'est très courageux de ta part, je sens à te lire que tu es en train de mettre a plat beaucoup de chose en toi, et tu as raisons, le chemin a venir n'en sera que plus serein. Je t'embrasse amicalement Cyril

Quel récit ! Comment un univers ouvert à la nature, au jeu, aux grands espaces, et au respect, peut-il générer une tel acharnement ? Comment un lieu peut-il devenir "clos" enfermant à ce point. As-tu "revu", (pour en parler avec eux) plus tard, Michel, Pascal, Lionel Thierry ... et les autres ... Bon vent à toi ! Adrien

Voilà ce que ces commentaires m’ont inspiré et le 12 février 2006, j’écrivais :

J'ai longtemps pensé à ce qui m'était arrivé aux scouts, que je narre dans mon billet intitulé "J'ai cessé d'être un enfant" et je me suis posé la question de savoir pourquoi j'avais été la victime de ces malades. Hier, un copain, Marc, m'a demandé si j'étais devenu homo à la suite de l'agression subie ou si je n'étais pas quelque part, par une homosexualité latente, à l'origine de ces agressions. J'ai réfuté la première hypothèse qui me semble totalement improbable et la deuxième hypothèse qui peut paraître la plus saugrenue pour certains, me parait être la plus réaliste.

Marc pense que nous générons souvent très inconsciemment ce qui nous arrive et je ne suis pas loin d'acquiescer, sans pour autant éprouver de la culpabilité. Comme je le disais dans "Confidences", j'ai le sentiment d'être homo depuis la petite enfance, sans doute vers l'âge de cinq-six ans. Je pense que ma fragilité apparente, ma timidité, mon côté gauche, ma propension à fuir les jeux collectifs ou de groupe m'a sans doute "signalé" à l'inconscient de mes futurs bourreaux comme étant homo. C'est pourquoi, j'ai été leur jouet et qu'ils ont pensé que j'y prendrais peut être du plaisir.

Que la nature humaine est complexe...

Commentaire :

Devient-on homo ?

Es-tu devenu homo à la suite de l'agression subie? Ou étais tu par une homosexualité latente, à l'origine de ces agressions ?

La question rejaillit tout le temps de l'origine de l'homosexualité ! Ici tu poses une autre question redoutable "ne serais-tu pas au fond la cause, le responsable de l'agression que tu as subie ? Cette idée peut facilement devenir conviction si le ressenti au cours des mises en scènes agressives vécues procurent ici ou là quelque plaisir, ou quelque plaisir que l'on n'ose envisager en face ?! Pas facile comme situation.

Mais pour ma part je ne pourrais pas exonérer si facilement ceux qui sont les auteurs directs des agressions. Et la ma question demeure comment peut-on vivre avec cette histoire et comment considère-tu ces "agresseurs directs" aujourd’hui?

Je vois un autre horizon plus large: si l'homosexualité n'est pas uniquement la résultante des jeux et actes sexuels, mais bien au-delà de ces vecteurs; qu'elle renvoie à la réalité de l'Amour, la question majeure nous pose la question du mystère de l'Amour pourquoi aime-t-on ?

Pourquoi aime-t-on plus celui/celle là que celui/celle là ? Comment un jour ressentons une attirance, une vibration, un élan fou pour l'ami(e).

Pourquoi dès lors va-t-on prendre tant de patience à fabriquer des liens d'amour que la mort voudra un jour interrompre brutalement ?

Adrien

--ooOoo--

Voilà ce que ces commentaires m’ont inspiré :

chat_qui_se_l_cheBeaucoup d'entre vous m'ont posé la question pourquoi je n'avais pas porté plainte suite aux sévices vécus. C'est vrai que nombre de fois, j'ai rêvé, imaginé voir Michel, Pascal, Lionel et Thierry mourir de mes mains, mourir sous mes coups...  C'est vrai que j'ai même rêvé les voir dans le box des prévenus, la tête baissée, accablés par le discours du Président ou le réquisitoire du Procureur. Alors me direz-vous pourquoi n'ai-je pas porté plainte ? La HONTE mais aussi la PEUR !!! L'impression d'être souillé, sale, m'obsédait. Je ressentais en mes chairs ces pénétrations bien après les événements. J'en ai même encore la trace dans mon rectum... Et puis c'est vrai qu'existait en moi un sentiment de culpabilité, de vulnérabilité et d'infériorité. En fait, j'ai cherché tel un chat qui se lèche, à cicatriser mes plaies, seul, sans le secours de quiconque et surtout pas de mes parents qui devaient être les derniers à savoir ce qui m'était arrivé. Comme je le dis dans mon récit, je me suis confectionné des serviettes périodiques de fortune pour endiguer le sang qui a continué à couler... J'ai surmonté la douleur qui me taraudait les entrailles et me brûlait le rectum. Et puis, je me suis habitué... Je ne crois pas qu'il existe en ce monde quelque punition, quelque dédommagement qui puisse effacer mes plaies, ma peur, mes angoisses et ma souffrance. Rien et surtout pas la justice des hommes ne peut effacer cela ni réparer ce qui a été détruit. La vie d'un enfant, qui deviendra celle d'un homme, n'est pas un pot de porcelaine que la "super-glue" peut réparer. Une seule chose m'a aidé, et je sais par avance que cela va vous faire rire, il s'agit de ma foi dans le Christ dans laquelle j'ai trouvé le réconfort nécessaire et la capacité à devenir miséricordieux. A tout bien penser, ma lâcheté et ma foi m'ont sauvé. Et puis Lao Tseu n'a-t-il pas dit ? : "Si quelqu'un t'a fait du mal, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre".

--ooOoo--

Après avoir eu des discussions entre temps avec certains de mes lecteurs dont certains intimes et mon psy, d’autres pans de la personnalité confuse se sont dévoilés. Le psychiatre qui me suit depuis maintenant des années, me disait souvent que j’étais « maso » surtout dans le choix de mes partenaires. Il pensait à mon ex femme et à l’homme qui a compté et qui compte toujours dans ma vie. Selon lui, je choisissais des partenaires qui avaient de l’ascendant sur moi et qui ne pouvaient que me faire souffrir et il me conjurait de mieux choisir à l’avenir. Mais aussi, il ne parlait pas que de ça…   

Oui, il pensait à ces événements douloureux de mon enfance et des sentiments troubles que j’avais pu avoir pour deux de mes agresseurs, je veux parler de Michel et de Pascal. Michel me fascinait quelque part et son côté « mauvais garçon » viril ne me laissait pas indifférent. Quant à Pascal, sa beauté naturelle et son corps de bel adolescent me faisait craquer. Ces sentiments étaient enfouis, muselés car inavouables et seule une longue et lente analyse a pu les faire ressurgir aidée en cela par la rédaction de ce blog et vos réactions.

En fait, j’étais soumis comme d’autres au syndrome dit de Stockholm et hormis le sentiment ambigu éprouvé à l’endroit de deux de mes principaux tortionnaires, sûrement à l’origine de mon mutisme, cela devait sans doute avoir une incidence sur mes modes opératoires homosexuels car je le dis, j’étais homosexuel avant l’agression. 

Cela m’a éclairé sur le type de garçons recherché et sur la nature de nos rapports sexuels, car tout est lié.

J’ai le sentiment qu’en vous révélant cela, je vais sûrement vous décevoir mais la démarche que j’ai entreprise est celle de la recherche de la vérité et je ne peux garder le secret sur cette découverte si dérangeante pour moi.

A ceux que je décevrais une fois de plus, je leur présente toutes mes excuses d’être ce que je suis.

Posté par Ego Sum à 23:10 - Personnel - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

28 avril 2006

Le co-locataire

Il cherchait une co-location. Désireux de réduire me charges et disposant d’un grand logement, j’avais vu son annonce sur un site homo et j’avais appelé le numéro de portable qu’il y avait laissé. La voix du garçon était enjouée, douce et sure d’elle. L’impression était positive. J’essayais d’imaginer à quoi il pouvait bien ressembler. Tout ce que je savais c’est qu’il avait 28 ans et qu’il travaillait dans le prêt-à-porter en tant que responsable d’une boutique de fringues. Nous étions tombés d’accord sur le prix ainsi que sur certaines règles de vie commune. A l’heure convenue, j’entendis la sonnette de la porte d’entrée carillonner. Excité par la curiosité, je m’y précipitais mais attendis deux minutes avant d’ouvrir pour ne pas avoir l’air trop empressé.

David était plus beau que je ne l’avais espéré. Il était mince, longiligne, les cheveux bruns foncé, le teint hâlé, des yeux gris et un visage… un visage. Apparemment, il était une « fashion victime » mais cela je l’avais supposé compte tenu de son activité professionnelle.

Je lui proposé de s’asseoir et lui offrit à boire. Je m’asseyais en face de lui pour garder des distances que je jugeais nécessaires dans le cadre d’une sous-location et puis c’est vrai que, le jugeant trop bien physiquement pour moi, je m’étais résigné à ne pas chercher à le séduire.

Nous avons discuté une bonne heure sur tout, sur nos goûts, sur la définition de nos espaces et il fut décidé qu’il commencerait à emménager à partir du lendemain. J’étais subjugué par sa beauté tout à la fois masculine mais aussi quelque part androgyne. Le signal de la fin de l’entretien ayant été lancé par un « Bon je vais y aller… », je le reconduisais vers la porte d’entrée. Avant même d’arriver dans le vestibule, il se trouva tout prêt de moi et… succombant à une envie irrésistible, je l’enlaçais. ricci18Apparemment, il n’attendait que cela car lui-même me serra dans ses bras et m’embrasse goulûment avec un désir patent. La fièvre monta de suite en même temps que ma verge se redressait. Au même moment, je sentais une bosse dans son pantalon se durcir et prendre des proportions alléchantes voire inquiétantes. Nous étions animés tous deux d’une véritable frénésie sexuelle. C’était chaud, torride et il commença à me malaxer la bite à travers mon bermuda. Je mouillais déjà. Puis en quelque minutes, nous nous sommes foutus à poil en plein couloir et je l’ai entraîné vers la chambre à coucher, laissant nos vêtements épars. A peine sur le lit, nous avons continué à nous embrasser, puis j’ai abandonné ses lèvres pour son torse totalement et naturellement imberbe, ses tétons et son nombril et oups… j’ai buté sur son gland. Sa bite était là gonflée, belle, longue, large, avec un superbe gland déjà humide de désir.

J’ai contourné cette queue préférant laisser le morceau de choix pour plus tard et je suis descendu vers ses testicules. J’ai découvert deux belles prunes imberbes que j’ai gobées tour à tour et ensemble. Puis craquant, j’ai enfourné son gland et ai sucé, lécher cette belle pine qui devait faire plus de 20 centimètres de long. Quand il eut marre de subir, David me pris par les épaules pour me plaquer sur le dos. Il mordilla les seins tout en me caressant la bite, onctueusement. Puis il les quitta vite pour l’enfourner dans la bouche avec une avidité excitante. Il suçait divinement bien et je devais lutter pour ne pas exploser dans sa bouche moi qui, d’ordinaire, suis assez lent à la détente. Puis il abandonna ma verge pour aller titiller ma rondelle de sa langue comme s’il avait deviné que c’était un des trucs que je kiffais grave. Il m’a soulevé les cuisses pour mieux accéder à mon anus. C’est trop bon. Il jouait autour, y allait timidement puis revenait et rentrait sa langue comme s’il me pénétrait avec une mini-verge puis d’un seul coup me « broutait » la zone comme s’il voulait me manger. C’était divin. Puis il avalait ma verge et il revenait à ma rosette. Sa salive coulait, j’étais mouillé mais c’était le pied. Puis je l’ai vu le pencher et j’ai compris qu’il avait repéré une capote sur ma table de chevet. Il déchira l’emballage et fit glisser le préservatif sur son braquemart. Une fois équipé, il plaça son gland à l’entrée de mon anus qui était ouvert et qui n’attendait que cela. Puis avec délicatesse, douceur, précaution, il s’enfonça lentement en prenant garde de ne pas me faire mal, et en une poussée il fut entièrement en moi. Il commença ses allers et retours pendant que je me branlais. Je sentais mon anus onduler autour de sa grosse pine comme si j’avais à l’intérieur une main qui le masturbait. En même temps, qu’il allait et venait de plus en plus vite et profondément, il me pinçait les tétons. J’eus très vite, un premier orgasme anal… puis un deuxième… puis un troisième et j’éjaculais ou plutôt j’explosais. Mon sperme partit en jets sur mon torse, mon visage, mes draps, mon oreiller. Il y avait partout. David après un ou deux allers et retours, grogna comme un animal, et je sentis sa semence arriver dans mon anus par saccades. Il s’écroula sur moi, épuisé, et cela bien que je sois couvert de mon propre jus. Il était toujours en moi et bien que sa queue ait perdu un peu de sa raideur elle était toujours là bien épaisse. Au bout de cinq minutes de bisous et de câlins, il se dégagea et se fut le signal d’une douche à deux qui fut tellement coquine que j’ai crû qu’on allait repartir pour un autre round.

Posté par Ego Sum à 23:08 - Erotique - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Il venait d'avoir 18 ans

Il venait d'avoir 18 ans.
Il était beau comme un enfant,
Fort comme un homme.
C'était l'été, évidemment
Et j'ai compté, en le voyant,
Mes nuits d'automne.
J'ai mis de l'ordre dans mes cheveux,
Un peu plus de noir sur mes yeux.
Ça l'a fait rire.
Quand il s'est approché de moi,
J'aurais donné n'importe quoi
DALIDA22
Pour le séduire.
Il venait d'avoir 18 ans.
C'était le plus bel argument
De sa victoire.
Il ne m'a pas parlé d'amour.
Il pensait que les mots d'amour
Sont dérisoires.
Il m'a dit : « J'ai envie de toi. »
Il avait vu au cinéma
"Le blé en herbe".
Au creux d'un lit improvisé
J'ai découvert, émerveillé,
Un ciel superbe.
Il venait d'avoir 18 ans.
Ca le rendait presque insolent
De certitude
Et pendant qu'il se rhabillait,
Déjà vaincu, je retrouvais
Ma solitude.
J'aurais voulu le retenir.
Pourtant je l'ai laissé partir
Sans faire un geste.
Il m'a dit : « C'était pas si mal. »
Avec la candeur infernale
De sa jeunesse.
J'ai mis de l'ordre dans mes cheveux,
Un peu plus de noir sur mes yeux,
Par habitude.
J'avais oublié simplement
Que j'avais deux fois 18 ans.

Dalida

Nom : Yolande Christina Gigliotti
Naissance : 17 Janvier 1933,
Lieu de naissance : Le Caire, Egypte
Décédée 3 Mai 1987, Paris, France. (suicide: barbituriques)
Dernier message : "Pardonnez-moi, la vie m'est insupportable"
 


Posté par Ego Sum à 23:55 - Culture - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

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